OPPOSITION IVOIRIENNE / Pour qui travaillent PPA-CI et PDCI ? Comment Ouattara s’est payé l’opposition

L’opposition ivoirienne en général est dans une impasse au point qu’on pourrait affirmer sans être alarmiste qu’elle  est dans une sorte d’autodestruction.  En effet, les événements qui se succèdent au sein de la classe politique ivoirienne au niveau de la gauche suffisent pour convaincre que ce camp idéologique qui a pour chef le président Gbagbo ne rassure pas parce que non seulement désuni, émietté et sujet à des attaques visibles et publiques  qui nous sont servies de part et d’autre. Les flèches que se lancent les ex compagnons de lutte démontrent la profondeur du mal et du malaise au sein de cette famille idéologique qui a fait tant rêvé les ivoiriens et même certains africains. Les explications que retiennent certains observateurs et qui pourraient justifier cette sorte “d’animosité ” entre les frères d’hier devenus presque “ennemis ” aujourd’hui, tourneraient entre autres, principalement, autour de l’héritage politique du président Laurent Gbagbo, et tireraient également leurs sources des frustrations qu’auraient vécues certains pendant l’ère du régime Gbagbo. En clair, cette situation humiliante et catastrophique relève des questions de positionnement pour certains et de l’esprit de vengeance pour d’autres. Ce qui signifie que ce sont les intérêts personnels et les rancœurs qui sont à l’origine de tous ces maux. Le plus désolant, c’est qu’il s’agit de la gauche qui par principe se bat pour promouvoir les valeurs de solidarité, d’humanisme, d’entraide… Si en son sein, le pardon, l’humanisme et toutes les valeurs défendues ne servent pas de leitmotiv pour ressouder les liens, comment peut-elle prétendre étendre ces valeurs à la Côte….

 

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POLITIQUE / Vers un appel de Daoukro 3, le RHDP courtise Bédié

Le RHDP et le PDCI se sont rencontrés à travers un émissaire du parti au pouvoir chez le président du PDCI. Ces retrouvailles au-delà des messages, favorisera-t- elle la décrispation entre les deux partis?

Le 9  Janvier 2023 dernier, porteuse des messages du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, la Ministre des Affaires étrangères, Kandia Camara s’est rendue à Daoukro.  Comme au début de toute nouvelle année est l’occasion de souhaiter des vœux, le Président Ouattara n’a pas dérogé à la règle, “Le premier message a trait à des vœux qu’il nous a demandé d’adresser à son aîné Monsieur le président Henri Konan Bédié, des vœux de santé, de longévité, de bonheur et de paix”, a déclaré l’émissaire du chef de l’état. Dans la la foulée, la Cheffe de la diplomatie ivoirienne était également porteuse d’un message de compassion de son mandant, le président de la République, “il ( NDLR président Ouattara)nous a chargés de lui présenter toutes ses condoléances pour le décès de ces deux neveux et nièces. Nous avons porté ce message au président Henri Konan Bédié.”, a-t-elle ajouté. Le troisième et dernier message concernait le Prix Felix Houphouët Boigny pour la Recherche de la Paix. À cet effet, l’envoyé du Président Ouattara, Madame Kandia Camara a dit ceci: ” il nous a chargé de lui porter la nouvelle concernant l’organisation, le 8 février prochain, de la cérémonie de remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Et ce prix cette année sera décerné à la chancelière Angela Merkel. Nous sommes donc porteurs de cet important message…

 

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La profession de foi de Kuibiert-Coulibaly

Par Paul Kehi

« Veillons de façon constante à offrir à la Côte d’ivoire et à l’Afrique des scrutins propres et transparents. À cet égard, nous nous devons tous d’affiner chaque jour davantage notre professionnalisme et nous montrer dignes d’être à la hauteur des attentes de nos concitoyens et au-dessus de tout parti pris surtout …Nous devons répondre présent sur les plateformes et dans les cadres institutionnels ou formels et pour éclairer, élucider et rassurer sur notre indépendance, impartialité, professionnalisme et notre sens très élevé de l’intérêt général ». Ces mots du président de la CEI tenus le mercredi 11 janvier 2022 à l’occasion de la traditionnelle présentation de vœux au sein de l’institution en charge des élections, donnent de l’espoir. Après plusieurs crises électorales, le citoyen ivoirien est en droit de craindre toujours les élections organisées par la CEI. Mais avec cet engagement du premier responsable de la CEI, c’est la Côte d’ivoire qui sera épargnée d’une énième crise électorale. Du moins, si la CEI respecte cet engagement qui, du reste, est un pas important dans l’avancée démocratique en Côte d’ivoire. Il y a donc lieu d’espérer que cette fois-ci les choses se passent dans les règles de l’art.  Dans un contexte où l’opposition a toujours décriée la composition de la CEI dirigée par Kuibiert-Coulibaly, il y a lieu de s’interroger si cette déclaration suffira à convaincre les partis politiques surtout ceux issus de l’opposition significative. Notamment, le     PDCI-RDA et Le PPA-CI. Comme le dit l’adage, c’est au pied du mur qu’on voit le vrai maçon. Kuibiert-Coulibaly a donc l’occasion de démontrer aux yeux des ivoiriens et des acteurs politiques que la CEI est une institution digne de confiance. A ce propos, les élections municipales et régionales constitueront le véritable test grandeur nature.  La CEI a donc l’occasion toute trouvée de montrer son savoir-faire aux ivoiriens. Elle qui s’est illustrée souvent négativement pour son parti pris fragrant comme ce fut en 2011 au second tour de l’élection présidentielle et en 2020 par son refus d’accepter un audit de la liste électorale. Tout commence par là et Kuibiert-Coulibaly doit savoir que la liste électorale est le premier indice d’une élection crédible et transparente. Au-delà donc des discours, il faut des actes et justement là la CEI et Kuibiert-Coulibaly sont attendus.

Football /CHAN 2022-2023 La Côte d’Ivoire devra batailler

Le vendredi 13 janvier prochain débutera à Alger (Algérie) la 7e édition du CHAN (Championnat d’Afrique des Nations), compétition dédiée aux talents évoluant dans les différents championnats sur le continent. Les Eléphants A’ espèrent faire mieux cette fois que la médaille de bronze décroché en 2016.

La Côte d’Ivoire, pour cette septième édition du CHAN sera logée dans la poule B en compagnie de la RDC, du Sénégal et de l’Ouganda. Une poule sans les Magrébins, quatre fois  vainqueurs sur six éditions, mais avec une sélection congolaise qui a remporté la compétition en 2009 et 2016. La RDC forte d’une équipe constituée des clubs comme le TP Mazembé (quintuple vainqueur de la Ligue des champions) et l’As Vita Club et avec le plus grand nombre de participation (six désormais à égalité avec l’Ouganda) fait office de favori à la première place dans ce groupe. « La RDC va en Algérie avec l’objectif de ramener une troisième étoile », a déclaré Otis Ngoma, sélectionneur des Léopards.

L’Ouganda, habitué de ce rendez-vous, sera composée d’une équipe avec une ossature de joueur de l’équipe A. Elle sera difficile à manœuvrer même si pour l’instant les Ougandais n’ont jamais réussi à sortir des phases de poule.

A côté le Sénégal pour son troisième CHAN aura à cœur de faire mieux qu’en 2009 où ils ont fini à la quatrième place.

Les Ivoiriens qualifiés à l’arraché après une séance de tirs au but au Burkina Faso jouissent d’une bonne somme d’expérience dans la compétition avec cinq participations désormais et une troisième place en 2016. Les hommes de Soualiho Haidara auront fort à faire pour se sortir de leur poule. Les Eléphants locaux se sont regroupés à Tunis pour poursuivre leur stage de préparation depuis la fin du mois de décembre dernier

Les autres poules sont composées pour le groupe A : l’Algérie, le Mozambique, l’Ethiopie et la Lybie ; le groupe C : Le Maroc, le Ghana, le Madagascar, le Soudan ; le groupe D : la Mauritanie, l’Angola, le Mali ; et le groupe E : le Niger, le Congo Brazzaville, le Cameroun.

La compétition prendra le 4 février 2023. Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football espère que ce sera le meilleur CHAN.

GB Balo

Afrique de l’Ouest Comment les gouvernements de transition entrevoient 2023 ?

2022 a été une année assez mouvementée pour les gouvernements de transition en Afrique subsaharienne. Entre pressions communautaires, répressions terroristes et volonté de refondation, la tâche sera d’aucun répit cette année.

Solenzo, ville de quelques centaines de milliers d’habitants, dans la province des Banwa au Burkina Faso, n’est plus sous emprise terroriste depuis le 16 décembre 2022. Pour saluer la bravoure des hommes engagés au front, le capitaine Ibrahim Traoré (35 ans), président de la transition burkinabé y a adressé le traditionnel discours du nouvel an au peuple burkinabé entouré de plusieurs soldats. « Aujourd’hui, nous sommes ici pour partager ces moments avec nos frères d’armes et les encourager à aller de l’avant dans cette lutte. », a-t-il déclaré. Une lutte qui devra davantage se poursuivre en 2023. Ibrahim Traoré a appelé les forces de défense à redoubler d’efforts pour assurer la sécurité des populations et annoncé que le processus d’équipement a commencé avec le soutien de plusieurs pays voisins.

Pour la transition burkinabé, l’accent sera également mis sur la gouvernance. On le rappelle, très tôt dès sa prise de pouvoir en septembre 2022, Ibrahim Traoré a décidé de renoncer à son salaire présidentiel pour conserver celui de capitaine et pousser les membres du gouvernement à céder 50% de leur salaire au profit des déplacés de la crise sécuritaire. En janvier 2023, un cadre de concertation devrait être mis en place par le premier ministre pour la refondation de la Nation. « Il faut réformer totalement notre système de gouvernance. La justice et les contrôleurs ont reçu carte blanche pour commencer à mener la lutte contre la corruption et cela peut se sentir déjà sur le terrain. Je les encourage à continuer le travail et à pouvoir nous aider à changer notre système de gouvernance », a indiqué le chef de la transition burkinabé. Pour ce faire, la modernisation de l’administration et la digitalisation des institutions devrait être propulsées en 2023.

La guerre contre la corruption va se poursuivre en Guinée

Mettre en place « des institutions fortes qui résisteront à la tentation des hommes » en vue d’aboutir à des élections libres, crédibles, transparentes, inclusives dans 24 mois à compter du 1er janvier 2023, c’est le défi que s’est lancé la transition guinéenne. En Guinée, 2022 a été dédié selon le Colonel Mamadi Doumouya à la reddition des comptes publics et à la récupération des biens de l’État. Depuis le palais Mohammed V, le chef de la transition guinéenne s’est réjoui devant toute la nation des réformes entamées qui « portent déjà leurs fruits ». Au pays de Sékou Touré, la junte militaire au pouvoir depuis septembre 2021 entend éradiquer le fléau de la corruption. « La lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite demeure mon cheval de bataille. Cette détermination sans faille a nécessité impérativement la création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). (…) Chers compatriotes, soyez rassurés : je n’ai pas d’amis ou de famille face à la corruption et le détournement de deniers publics. Et comme je vous avais promis, ma main ne tremblera pas », a déclaré Mamadi Doumbouya.

Par ailleurs des nombreux résultats « catastrophiques » des examens nationaux, en 2023 les efforts seront concentrés sur le secteur éducatif. « Le diagnostic a été fait et des solutions idoines sont en train d’être apportées. Pour réussir ce pari, j’en appelle au sens élevé du devoir du corps enseignant, mais aussi et surtout à la responsabilité de notre jeunesse et des parents » indique l’homme fort de la Guinée.

Le Mali à l’heure de la relance économique

Du côté de Bamako, le discours de nouvel an était très attendu après la décision de condamnation des 46 soldats ivoiriens. Assimi Goîta, chef de la transition malienne a dans son adresse totalement feinté le sujet. Alors que l’on pensait la libération des soldats ivoiriens politiquement acquise après une rencontre entre les parties en décembre dernier.  Goïta a plutôt salué la résilience de son peuple face aux sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA qu’il a qualifié d’« illégales, illégitimes et inhumaines ». En mémoire à la grande mobilisation du peuple malien le 14 janvier 2022, la date du 14 janvier journée a été instituée « journée nationale de la souveraineté retrouvée » a-t-il annoncé tout en exhortant ses compatriotes à l’union sacrée.

Assimi Goïta a rappelé les réformes institutionnelles et constitutionnelles engagées en vue d’aboutir à des élections libres et transparentes. La seconde phase de la transition qui sera entamée en 2023 sera consacrée aux projets structurants destinés à poser les bases d’un véritable développement a annoncé le dirigeant malien. « C’est ainsi que nous avons décidé de relancer la Comatex et l’Usine malienne des produits pharmaceutiques. Dans……

 

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AFFAIRE 49/46 SOLDATS IVOIRIENS INCARCÉRÉS AU MALI /Assimi Goita gracie les militaires ivoiriens

La crise entre la Côte d’Ivoire et le Mali vient de connaître sa fin. La Côte d’Ivoire a finalement opté pour une solution négociée pour sortir de cette malheureuse impasse. Les autorités maliennes ont accordé la grâce aux soldats ivoiriens après leur condamnation.

L’option ivoirienne à savoir le dialogue et la diplomatie qui était en bonne voie pour une sortie de crise définitive entre les deux pays frères ayant des liens séculiers, a fini par payer.

Condamnés par les autorités judiciaires de Bamako, les militaires ivoiriens à travers leur conseil avaient renoncé à leur droit de faire appel.

Avant la tenue de ce procès, une délégation ivoirienne conduite par le Ministre de la défense était en mission à Bamako, auprès des autorités maliennes pour rechercher une issue heureuse par le dialogue et la diplomatie avec la facilitation et la bienveillance du médiateur Faure Gnassingbé Eyadema, Président de la République du Togo qui a été au four et au moulin.

Jugés et condamnés, le vendredi 31 décembre 2022, à 20 ans de réclusion pour avoir voyagé selon les autorités maliennes, sous de fausses identités et avec des armes, sans que les autorités maliennes n’aient été informées, les soldats ivoiriens détenus depuis le mois de Juillet 2022 à Bamako, ont bénéficié le vendredi 6 Janvier d’une grâce de la part du Colonel Assimi Goita, Président de la Transition.

“Par Décret n° 2023-0002/PT-RM du06 janvier 2023, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a accordé sa grâce avec remise totale de peines aux 49 ivoiriens condamnés par la justice malienne pour les infractions suivantes : crimes d’attentat et de complot contre le Gouvernement; atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat; détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ou de défense Intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur. “

 Graciés, ces soldats sont désormais libres.

Tout en se félicitant de la mise en liberté des soldats, la question de l’image de la Côte d’Ivoire atteinte est également en jeu. Est-ce que la grâce effacera les faits graves dont a été accusée l’Etat de Côte d’Ivoire dans les mémoires ?

Cette situation malheureuse qui jusque-là a relevé du tabou, a écorché l’image de la Côte d’Ivoire. C’est vrai, les autorités ivoiriennes ont le devoir de ne pas laisser des soldats envoyés en mission par eux dans les liens de la détention dans un autre pays, mais, la réputation du pays a pris un coup.

La Côte d’Ivoire doit donc…….

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YOPOUGON : MUNICIPALES 2023 ,RHDP, PDCI et PPA-CI en difficulté 

Les élections municipales à venir en Côte d’Ivoire se préparent activement. Les états-majors des différents camps s’activent. À Yopougon, des difficultés pointent déjà à l’horizon de part et d’autre.

Prévues pour se tenir dans le mois d’octobre ou novembre de cette année 2023 selon la Commission Électorale Indépendante (CEI), l’institution en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire, les élections locales couplées, à savoir les municipales et les régionales font parler d’elles ces temps-ci. Pour cause, le choix des candidatures dans certaines communes ou régions dont la commune de Yopougon qui fait couler beaucoup de salives.

Yopougon, la plus grande commune de la Côte d’Ivoire, tant convoitée, aussi bien par l’opposition que par le pouvoir, présente d’énormes difficultés.

Le RHDP, parti au pouvoir et détenteur du fauteuil municipal de Yopougon, a fait venir dans cette commune, comme candidat aux prochaines élections municipales, Adama Bictogo, député d’Agboville et président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Cette candidature qui en principe devrait faire l’unanimité au sein des Houphouetistes est mal perçue par des militants du Rhdp de Yopougon. Ceux-ci, face à cette situation, ressentent une frustration. Ils ne cachent pas leur colère. Pour eux, la commune de Yopougon regorge des cadres RHDP compétents qui depuis des années ont réussi à positionner le parti dans cette commune réputée être le bastion du président Gbagbo. Au nombre de ceux-ci (des cadres RHDP de Yopougon), le nom du premier Adjoint au Maire, Issifou Coulibaly est sur les lèvres et revient à tout moment. Car, pour les tenants de cette thèse, à défaut de la candidature du Maire sortant, Gilbert Kafana Koné, le “tabouret” devrait échoir à  son adjoint qui continue de battre le pavé pour le parti dans la commune de Yopougon.

Du côté de l’opposition, incarnée par le duo PDCI /PPA-CI, toujours dans la commune de Yopougon, les choses n’iraient pas dans le sens d’une liste commune.

D’un côté, le PDCI avec Dia Houphouët qui ne ménage aucun effort pour se donner les chances de présider aux destinées de la commune de Yopougon ; de l’autre côté, Michel Gbagbo affûte ses armes pour candidater au nom du PPA-CI. Pour qui connaît l’histoire politique de la Côte d’Ivoire, sait les liens forts existant entre cette commune et les pro-Gbagbo. N’a-t-on pas pour habitude d’en entendre en Côte d’Ivoire, Yopougon de Gbagbo ?

En conclusion, pendant qu’il est encore temps, le RHDP peut penser à trouver un compromis politique en interne pour…….

 

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DE RETOUR EN CÔTE D’IVOIRE :Blé Goudé opte pour Simone Gbagbo

– Une alliance COJEP/MGC en gestation

Revenu en Côte d’Ivoire le 26 novembre 2022, Charles Blé Goudé remercie Simone Gbagbo et s’en remet à elle pour la suite du combat. Une alliance entre leurs formations politiques se met progressivement en place.

C’est le Jeudi 5 janvier 2023 que Charles Blé Goudé conduisant une délégation de plus de 500 personnes s’est rendu au domicile de Simone Gbagbo. Après le tête-à-tête en audience privée au salon de la résidence des Gbagbo pour échanger les nouvelles, place a été faite à la séance publique de la cérémonie.

Cette rencontre de remerciements entre le fils et la mère a vite décliné les objectifs visibles mais jusqu’à ce jour du 5 janvier 2023 étaient inavoués. À travers les mots, Charles Blé Goudé, en ce qui concerne le combat s’en remet à Simone Gbagbo, “Nous avons été libérés, nous sommes venus en Côte d’Ivoire. Je suis venu pour travailler pour la Côte d’Ivoire. Je vous sais femme de valeur. 11 ans hors du pays, derrière moi, beaucoup de choses ont changé. Aujourd’hui vous êtes à la tête d’un parti politique. Moi aussi, votre fils, je suis à la tête d’un parti politique. On fait comment ?”, s’est-il interrogé. Cette question du président du COJEP vaut son pesant d’or. Car, pour lui, il faut que la présidente du MGC prenne ses responsabilités. Blé Goudé, dans cet écosystème politique ivoirien vient de trancher ouvertement qu’il a désormais fait son choix. Il a opté pour le cheminement avec Simone Gbagbo. Il estime qu’ils doivent se parler pour dégager des perspectives nouvelles. ” (…) Hélas, le MGC ressemble au COJEP. Il est temps qu’on se parle et qu’on dégage ce qui peut marcher et ce qui ne peut pas marcher, pour avancer”, renchérit le président du COJEP. Il en a, par ailleurs, profité pour lancer une petite pique à ceux qui estiment qu’il a trahi Gbagbo en créant un parti politique, donc qu’il n’est plus le fils de celui-ci, ” Jamais vous ne m’avez posé de condition pour me prendre comme votre fils.”, a-t-il martelé.

Prenant à son tour la parole, la présidente……

 

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Docteurs non recrutés /Pourquoi le dialogue s’impose

Avec aujourd’hui 1 enseignant pour 350 étudiants, là où selon les recommandations de l’UNESCO, il faut 1 enseignant pour 30 étudiants, le système universitaire de la Côte d’Ivoire ne fait plus rêver. Dans cette grisaille, l’on a du mal à comprendre que des milliers de diplômés titulaires du doctorat soient au chômage. Paradoxe des paradoxes.

L’image est saisissante. 46 titulaires de doctorat ivoiriens ont été jugés et condamnés par la justice ivoirienne dans les derniers jours de l’année 2022. Accusé essentiellement de trouble à l’ordre public, ces 46 docteurs comme des milliers d’autres ne demandaient pourtant qu’une seule chose : travailler et mettre leurs expertises au service de la Côte d’Ivoire. Dans un pays qui aspire à l’émergence, cette condamnation choque à plus d’un titre. Mais au-delà de ce traitement à l’égard des milliers de docteurs, des voix s’élèvent pour réclamer le dialogue en vue d’une solution.

Parents d’élèves, enseignants, société civile, tous unanimes : il faut dialoguer

L’organisation des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire a, dans une déclaration rendue publique le 27 décembre 2022 insisté sur la nécessité du dialogue pour la résolution de cette crise qui n’a que trop duré. « L’Opeeci invite le Ministre Adama Diawara et le gouvernement à les libérer effectivement et engager le dialogue avec eux pour aplanir toutes les divergences, afin d’aller vers la résolution définitive de cet important problème social. », a proposé Claude Kadio, le président de cette organisation.

Même son de cloche auprès de la plateforme nationale des fonctionnaires (PNF) de Zadi Gnagna Théodore. A l’instar des parents d’élèves et d’étudiants, les fonctionnaires vont abonder dans le même sens. « Pour la Centrale Plateforme nationale, l’État de Côte d’Ivoire doit affronter avec courage cette épineuse question et lui trouver une solution définitive car il est inconcevable et incompréhensible que dans un pays en voie de développement comme le nôtre, de nombreux docteurs formés à coup de millions soient livrés à eux-mêmes. La Centrale Plateforme nationale appelle le gouvernement à privilégier le dialogue social qui a montré ses forces dans la résolution des problèmes des fonctionnaires ces derniers mois. », a proposé Zadi Gnagna.  Par ailleurs, aux premières de l’arrestation des 46 docteurs, la FIDHOP avait demandé leur libération et suggérée, ipso facto, que le Premier Ministre les reçoive et leur fasse directement des propositions concrètes, après l’échec du dialogue avec le Ministre de l’Enseignement supérieur.

A l’évidence, la balle se trouve désormais dans le camp du gouvernement ivoirien. En l’occurrence le Premier ministre Patrick Achi qui doit tirer les conséquences de l’échec du ministre de l’enseignement Supérieur Adama Diawara et surtout du système actuel de l’enseignement supérieur. Lequel n’a pu trouver une issue heureuse à cette situation gênante. Car, tous les acteurs clé du système sont unanimes qu’il faut instaurer le dialogue politique. Une proposition de dialogue qui trouve d’ailleurs l’assentiment  des organisations des docteurs non recrutés. Par la voix, de son premier responsable Dr Simi Deroux, cette organisation dit attendre incessamment la mise en place d’un cadre de dialogue et de concertation pour une « insertion planifiée » de ces milliers de docteurs.

YVES KOUAKOU

Choix des candidats aux municipales et régionales Bacongo et Kafana au banc des accusés

Le directoire du RHDP n’est plus sur la même longueur d’onde que ses militants. Comme en témoigne d’ailleurs les contestations suite à la publication de la liste des candidats aux élections municipales et régionales. Et l’étau se resserre progressivement sur l’équipe dirigeante pilotée par Cissé Bacongo et Koné Kafana Gilbert. Au centre de la grogne des militants du parti au pouvoir, le choix hasardeux et approximatif des candidats aux élections municipales et régionales de 2023. Des choix opérés, selon les militants, dans la plus grande opacité. Entre protestations, dénonciations et grogne, les militants du parti d’Alassane Ouattara ne décolèrent pas au point où, les récriminations vont dans tous les sens. Une colère somme toute justifiée dans la mesure où, au RHDP selon des observateurs avertis de la classe politique, ce sont les mêmes qui occupent toujours les mêmes postes, sans tenir compte des réalités du terrain et notamment de l’avis de la base. A telle enseigne que les militants qui ont longtemps accepté ce qu’ils qualifient d’injustice aujourd’hui ont décidé de ne plus croiser les bras pour assister à ce énième passage en force.

Une patate chaude entre les mains de Bacongo et Kafana. Dimbokro, Divo, Bouaké, Attécoubé, Plateau, Port-Bouet… la liste des localités où la contestation monte s’allonge au fil des jours. A l’évidence si certaines voix n’y voient qu’une simple contestation, il appert que le mal est profond. En effet, depuis sa prise de pouvoir en 2011, le parti au pouvoir est englué dans les petits arrangements dans le choix des candidats et surtout se livre à des parachutages de candidats qui choquent à tout point de vue l’opinion. Le cas Fofana Siandou dans la commune de Port-Bouet est le témoignage éloquent des petits arrangements entre membres du directoire du RHDP. Puisque ce dernier en vrai novice du terrain politique à Port-Bouet n’a jamais pu remporter la moindre élection dans la cité balnéaire. Et ce, en dépit de son titre tonitruant de ministre du régime et surtout avec les moyens colossaux dégagé à chaque élection. Et comme si les défaites antérieures des mauvais choix du RHDP n’auront pas servi de leçon, le parti de Ouattara vient de mettre à dos ses propres militants au travers de ses derniers choix de candidats qui sont « vomis » par la base.

A la guerre comme à la guerre, ces militants du RHDP ont décidé de mettre sur place publique le mal qui ronge le RHDP. Un mal qui tend à s’ériger en gangrène. Malheureusement, dans cette situation délétère, le directoire du RHDP fait bonne mine contre mauvaise fortune, refusant du coup de reconnaitre ses propres errements et turpitudes. Un bazar qui en principe doit profiter à l’opposition ivoirienne lors des élections municipales…

 

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