Par Paul Kehi
« Veillons de façon constante à offrir à la Côte d’ivoire et à l’Afrique des scrutins propres et transparents. À cet égard, nous nous devons tous d’affiner chaque jour davantage notre professionnalisme et nous montrer dignes d’être à la hauteur des attentes de nos concitoyens et au-dessus de tout parti pris surtout Nous devons répondre présent sur les plateformes et dans les cadres institutionnels ou formels et pour éclairer, élucider et rassurer sur notre indépendance, impartialité, professionnalisme et notre sens très élevé de l’intérêt général ». Ces mots du président de la CEI tenus le mercredi 11 janvier 2022 à l’occasion de la traditionnelle présentation de vœux au sein de l’institution en charge des élections, donnent de l’espoir. Après plusieurs crises électorales, le citoyen ivoirien est en droit de craindre toujours les élections organisées par la CEI. Mais avec cet engagement du premier responsable de la CEI, c’est la Côte d’ivoire qui sera épargnée d’une énième crise électorale. Du moins, si la CEI respecte cet engagement qui, du reste, est un pas important dans l’avancée démocratique en Côte d’ivoire. Il y a donc lieu d’espérer que cette fois-ci les choses se passent dans les règles de l’art. Dans un contexte où l’opposition a toujours décriée la composition de la CEI dirigée par Kuibiert-Coulibaly, il y a lieu de s’interroger si cette déclaration suffira à convaincre les partis politiques surtout ceux issus de l’opposition significative. Notamment, le PDCI-RDA et Le PPA-CI. Comme le dit l’adage, c’est au pied du mur qu’on voit le vrai maçon. Kuibiert-Coulibaly a donc l’occasion de démontrer aux yeux des ivoiriens et des acteurs politiques que la CEI est une institution digne de confiance. A ce propos, les élections municipales et régionales constitueront le véritable test grandeur nature. La CEI a donc l’occasion toute trouvée de montrer son savoir-faire aux ivoiriens. Elle qui s’est illustrée souvent négativement pour son parti pris fragrant comme ce fut en 2011 au second tour de l’élection présidentielle et en 2020 par son refus d’accepter un audit de la liste électorale. Tout commence par là et Kuibiert-Coulibaly doit savoir que la liste électorale est le premier indice d’une élection crédible et transparente. Au-delà donc des discours, il faut des actes et justement là la CEI et Kuibiert-Coulibaly sont attendus.
