L’opposition ivoirienne en général est dans une impasse au point qu’on pourrait affirmer sans être alarmiste qu’elle est dans une sorte d’autodestruction. En effet, les événements qui se succèdent au sein de la classe politique ivoirienne au niveau de la gauche suffisent pour convaincre que ce camp idéologique qui a pour chef le président Gbagbo ne rassure pas parce que non seulement désuni, émietté et sujet à des attaques visibles et publiques qui nous sont servies de part et d’autre. Les flèches que se lancent les ex compagnons de lutte démontrent la profondeur du mal et du malaise au sein de cette famille idéologique qui a fait tant rêvé les ivoiriens et même certains africains. Les explications que retiennent certains observateurs et qui pourraient justifier cette sorte “d’animosité ” entre les frères d’hier devenus presque “ennemis ” aujourd’hui, tourneraient entre autres, principalement, autour de l’héritage politique du président Laurent Gbagbo, et tireraient également leurs sources des frustrations qu’auraient vécues certains pendant l’ère du régime Gbagbo. En clair, cette situation humiliante et catastrophique relève des questions de positionnement pour certains et de l’esprit de vengeance pour d’autres. Ce qui signifie que ce sont les intérêts personnels et les rancurs qui sont à l’origine de tous ces maux. Le plus désolant, c’est qu’il s’agit de la gauche qui par principe se bat pour promouvoir les valeurs de solidarité, d’humanisme, d’entraide… Si en son sein, le pardon, l’humanisme et toutes les valeurs défendues ne servent pas de leitmotiv pour ressouder les liens, comment peut-elle prétendre étendre ces valeurs à la Côte….
