PDCI-RDA /Pourquoi le vide se fait autour de Bédié .Une communication au bord de la faillite 

   

Henri Konan Bédié, 88 ans préside encore les destinées du PDCI-RDA. Un poste qu’il occupe depuis 1994. Soit 29 ans de règne sans partage à la tête de la vieille formation politique de la Côte d’Ivoire. Malheureusement, cette longévité à la tête du PDCI-RDA est en train d’installer cette formation politique, qui jadis faisait rêver encore le citoyen lambda, dans l’agonie. Avec des défections en cascades et des départs multiforme, le PDCI-RDA devient de plus en plus méconnaissable sur le champ politique ivoirien. Et comme cela ne suffisait, les membres du Bureau politique du PDCI-RDA ont comme à l’accoutumé proposé sa candidature unique à la présidence du PDCI-RDA pour le prochain Congrès qui tarde à se dessiner. C’était le 29 septembre 2022 à Daoukro à l’occasion d’un Bureau politique mouvementé.

A y voir de près, l’on fait l’amer constat que les militants du PDCI-RDA manquent d’ambition ou à tout le moins font du surplace. En effet, abonné absent aux élections présidentielles ces 20 dernières années- présidentielle 2000, 2015 et 2020-le PDCI-RDA s’est réduit comme une peau de chagrin sous la présidence d’Henri Konan Bédié. Avec également une régression en terme d’élus, tant à l’Assemblée nationale qu’au sein des collectivités.

Dans cette grisaille, bon nombre de militants de cette formation politique ne comprennent pas ce refus du président Henri Konan Bédié de passer la main à une autre génération à même de reconquérir le pouvoir d’Etat. Car au PDCI-RDA, les cadres qui aspirent à briguer un mandat présidentiel ne manquent pas. Dès-lors, l’on s’explique difficilement l’entêtement du président Henri Konan Bédié à confisquer la présidence du PDCI-RDA.

 Une communication au bord de la faillite    

Cerise sur le gâteau, la communication du PDCI-RDA va à vau-l’eau depuis la page noire de la désobéissance civile. La Grande Cellule de Communication mise sur pied dandine et ne parvient pas encore à imprimer sa marque. Là où, le RHDP, parti au pouvoir continue sa percée, tout comme le PPA-CI de Laurent Gbagbo. Au point où, 4 journaux poches du vieux parti paraissent de manière intermittente. Pire, selon des sources dignes de foi, ‘’le grand ménage’’ a relégués au second plan les acquis des médias pro-PDCI. Cette situation alarmante dans laquelle se trouve la presse proche du PDCI-RDA traduit à tout point de vue l’état dans lequel se trouve le parti d’Henri Konan Bédié. Si non, comment comprendre que c’est à moins de 3 ans d’une élection présidentielle capitale que le PDCI-RDA décide, contre toute attente, de se séparer d’avec ses journaux proches. Est-ce par…..

 

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EDITO :Après la « prime ADO », place désormais au dialogue politique

Une fois n’est pas coutume. Le gouvernement ivoirien a tenu sa promesse faite aux fonctionnaires et agents de l’Etat. Tous sont passés, à la caisse pour percevoir ce qu’il convient d’appeler la « Prime ADO ». Une gratification annuelle qui marque un grand pas dans l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens. Si à l’annonce de cette décision une bonne frange de la population était dubitative, aujourd’hui avec le paiement de ces primes, Alassane Ouattara vient de frapper un grand coup. Présenté hier comme le chantre des politiques budgétaires d’austérités, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a fini par convaincre ses détracteurs de sa capacité de résilience et surtout sa détermination à offrir un mieux-être aux Ivoiriens.

Après les multiples chantiers infrastructures qui, du reste, se poursuivent, le régime ivoirien vient enfin de répondre à l’attente des Ivoiriens quant à l’augmentation des salaires face à la cherté de la vie. Dans un contexte d’inflation généralisée, la Côte d’Ivoire vient encore une fois de faire la différence. Cela est à saluer et à encourager.

Nonobstant, des efforts restent encore à faire. Notamment, sur le plan politique afin de garantir une stabilité durable. Quand on sait que chaque élection est source de tension, de violence en Côte d’Ivoire depuis plusieurs décennies, le régime ivoirien doit mettre les bouchées double et surtout jouer la carte de l’apaisement. Mieux, rechercher toujours des solutions aux problèmes posés par l’opposition. En ce qui concerne la CEI et l’audit de la liste électorale qui à ce jour restent les deux points d’achoppements et de divergences. C’est aussi cela un Etat qui veut se hisser dans le concert des nations. A priori, rien n’est impossible pourvu que chacun y mette une dose de bonne volonté. Sans vouloir coûte que coûte « dribbler » l’autre.

Pour une fois, le parti au pouvoir et l’opposition doivent s’entendre pour garantir la paix et la stabilité aux Ivoiriens qui ont trop souffert des multiples crises électorales depuis 1990, date de la réinstauration du multipartisme en Côte d’Ivoire.

En attendant, certainement la reprise du dialogue politique pour vider tous ces contentieux, les fonctionnaires continuent de « jubiler » après avoir perçu la « Prime ADO ».

 Daon Paul Kehi

 

Décès Pelé: entre mythe et réalité

Le 29 décembre 2022, Edson Arantes Do Nascimento dit Pelé s’en est allé. Une triste nouvelle qui a plongé l’univers du football, du sport et au-delà dans l’émoi

En proie à des récurrents pépins de santé ces dernières années, le ‘‘roi ‘‘ Pelé a fini par succomber à la maladie, seulement à deux jours de 2023 à l’hôpital Albert Einstein de Sao Paulo où il était depuis quelques jours. Le Roi est mort ! Mais l’on ne pourra pas dire « vive le roi ». Pelé, il y en a qu’un seul. Adulé des passionnés de football, idolâtré au Brésil, respecté et honorés par tous les autres et partout ailleurs, Pelé aura marqué les esprits par son succès dans un sport dont il en a été fait roi. Et par une vie sociale assez remarquée avec ses présences dans plusieurs films et publicités, dans des littératures, un titre d’ambassadeur UNICEF  et un poste de ministre des Sports dans son pays.

Avec Pelé, la citation : « aux âmes bien nées la valeur n’attends point le nombre d’années » a pris tout son sens, tant il aura brisé les records de précocité dans le football. Né le 23 octobre 1940 à Três Corações dans l’état de Minas Gerais au sud du Brésil, le numéro 10 brésilien a réussi à se faire remarquer dans son sport  à seulement 15 ans avec le club de Santos, un club avec lequel il réussira à glaner une dizaine de titres. À l’âge de 17 ans et 249 jours, il devient le plus jeune champion de la coupe du monde. Une compétition qu’il réussira à remporter par trois fois dans sa belle et longue carrière. Une performance inégalée jusquà ce jour. Avec Pélé, « l’éternel », les records sont nombreux. Vingt-cinq buts en 20 sélections  à seulement 20 ans ;  plus jeune auteur d’un triplé de l’histoire de la coupe du monde ; plus jeune buteur en finale et plus jeune finaliste de coupe du monde ; 127 buts en club en une année civile…

Plus de 1000 buts marqués ?

Pelé, ce sont 1.278 selon le Guinness World Records, 1281 selon la FIFA, 1.283 selon ses propres dires en 1.363 matchs. Même si certains organismes prétendent plutôt 778 buts en matchs officiels, cela ne fait qu’alimenter le mythe autour de celui à qui a été conféré par le gouvernement du président Janio Quadros le statut de “trésor national”.

L’homme qui a arrêté une guerre ?

L’influence du roi Pelé au fil des années s’est faite de plus en plus grande. En 1969, dans le cadre d’une tournée avec Santos, un match est organisé au Nigeria contre la sélection…….

Opération de sécurisation des fêtes :La porte ouverte aux abus ?

En ces périodes de fête de fin d’année, les activités économiques s’intensifient et parallèlement certains actes de malversations et criminels. Pour lutter contre la criminalité pendant ces fêtes, près de 3600 agents des forces de l’ordre et de sécurité ont été déployés dans le cadre de l’opération Epervier 8. Une stratégie salutaire qui laisse place parfois à certains abus de la part de certaines forces de sécurité. C’est en tout cas ce qui ressort du témoignage de I.R, automobiliste. « Le 29 décembre dernier au carrefour de Port-Bouët Gonzague, Tere-rouge, j’ai été interpellé par des agents alors que j’aidais un ami à l’arrière de ma moto pour non-port de casque. Au contrôle de l’engin, l’agent a constaté que j’avais mes papiers au complet. Puis, il a dit que celui qui était derrière la moto n’avait pas de casque. Il s’est alors saisi des clés de ma moto, l’a démarré, et l’a conduit vers le véhicule sur lequel il était écrit D2 compagnie d’intervention, où étaient ses responsables ». Poursuivant, il ajoute qu’il a alors demandé une contravention. « On n’a pas voulu me l’a donné. Ils ont alors remorqué ma moto.  Et l’adjudant m’a dit que  le non port de casque est un cas de fourrière physique. Et que je devrais me rendre au commissariat du 36 pour récupérer mon engin » indique-t-il. Il ajoute qu’il a dû se rendre chez lui en empruntant de l’argent chez son ami. « J’ai l’impression que certains agents font tout pour nuire aux jeunes comme nous, qui nous débrouillons », insiste—t-il.

 Une drôle de situation qui fait se poser la question comment sont gérées les contraventions par nos forces de l’ordre ? Chaque citoyen devrait à chaque cas d’infraction céder son véhicule pour se rendre au commissariat ?

Et pourtant, en dehors des amendes liées à la vidéo-verbalisation recouvrées par la société Quipux Afrique, les amendes forfaitaires issues des contraventions du Code de la route sont payables « soit auprès des agents verbalisateurs, au moyen des carnets de contravention mis à disposition par le Trésor Public, soit auprès des Postes Comptables, par versement en espèces, ou par paiement électronique via l’application TresorPay-TresorMoney ». Comment se fait-il que ce citoyen s’est vu contraint à se rendre au commissariat et pas délivré un reçu pour le paiement de la contravention? Difficile compréhension.

GD BALO

Régionales et municipales 2023 /Des enjeux énormes pour les principaux partis politiques  

L’année 2023 verra les partis politiques ivoiriens tester leur capital soutien et confiance auprès des populations ivoiriennes, plus particulièrement des électeurs. Pour les futures joutes électorales, le paysage politique ivoirien affiche au grand complet avec les différents partis et leur leader bien en place. Une première depuis 2010.

Test grandeur nature pour le PPA-CI

Revenu de détention l’année dernière, Laurent Gbagbo et le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA–CI), son nouveau parti entendent faire mieux qu’en 2018. Alors sous la bannière Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, encore à Haye, n’avait remporté que deux circonscriptions. La faute à une politique de la chaise qui n’avait pas profité au parti et à des voix dissidentes. On avait connu un FPI double avec branche dure appelé les GOR (Gbagbo ou rien) et un FPI dit de Affi N’Guessan, président légal du parti. En octobre dernier, le président du PPA-CI a appelé à une meilleure structuration des comités de base et travailler à faire les meilleurs choix pour les candidatures à proposer. Pour le PPA-CI, c’est un véritable test  qui se profile en 2023. Le parti de Laurent Gbabo devra arriver pour cela à dénouer les incompréhensions en son sein comme on a pu le constater récemment avec des communiqués contraires qui ordonnaient d’un côté la suspension, puis de l’autre la poursuite des opérations électorales d’installations des Comités de base du PPA-CI en vue du règlement de certaines préoccupations liées au listing électoral. Dans une commune comme Yopougon, réputée fief de Laurent Gbagbo, Michel Gbagbo tentera de hisser haut l’étendard PPA-CI.

 Le FPI devra prouver…

Ces élections seront aussi l’occasion de jauger le poids politique du FPI désormais aux ordres de Pascal Affi N’Guessan. Taxé de « coquille vide » avec le départ de Gbagbo, le FPI devra prouver le contraire en faisant basculer l’électorat en sa faveur dans les différentes circonscriptions ou même en s’assurant des scores assez élevés. Selon plusieurs observateurs, Affi N’Guessan devrait opter pour des alliances. A Cocody, le candidat RHDP, Eric Taba, avait lors de l’annonce de sa candidature, annoncé le soutien dans cette ambition du FPI. Récemment, c’est une possible alliance avec Simone Ehivet Gbagbo, ex leader du parti et désormais à la tête du Mouvement….

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DEFECTIONS AU PDCI-RDA /La saignée continue , Le PDCI minimise ces départs

Les cadres du PDCI continuent de faire défection et rejoignent le RHDP. D’autres adhésions de cadres du PDCI au RHDP sont annoncées encore les jours à venir. Le PDCI sous-estime ces départs.

Des cadres importants du Parti Démocratique de Côte d’ivoire (PDCI) quittent le parti pour la porte d’à côté. Ils déposent leurs valises au Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Le dernier sur cette liste de déserteur du PDCI est Dodo Gouali, ex Secrétaire Exécutif du PDCI en charge des relations avec les enseignants. Avant lui, il y en a eu. D’autres défections pointent encore le nez à l’horizon selon des sources bien introduites. Sur cette liste des cadres PDCI qui frapperaient à la porte du RHDP se trouve en bonne position l’ex Maire de Koumassi, Ndohi Raymond.

Ces départs du vieux parti ne se font pas sans motivations. Au nombre des mobiles qui guident ces départs, nous avons selon ceux qui partent, le manque de démocratie à l’intérieur du Pdci, l’absence de visibilité sur le chemin emprunté par le parti, les actions séduisantes du président de la République, Alassane Ouattara en ce qui concerne le développement……….

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GHISLAIN GUELA

VISITE DE BLÉ GOUDE AUX LEADERS POLITIQUES/À quand la rencontre entre Gbagbo et Blé?

De retour en Côte d’Ivoire, Blé Goudé visite les leaders politiques ivoiriens. Mais les Ivoiriens se demandent le jour de sa rencontre avec son père Gbagbo.

C’est le 26 novembre 2022 que Charles Blé Goudé, président de COJEP a refoulé le sol ivoirien depuis son extradition à la Cour Pénale Internationale (CPI) où il avait rejoint le Président Gbagbo pour y être jugé en tant que coauteur de celui-ci dans un procès de crimes contre l’humanité.  Acquittés de toutes les charges, Blé Goudé a été devancé sur le chemin du retour au pays par le Président Gbagbo. Maintenant, de retour, il a entamé une série de visites aux leaders politiques, aux autorités gouvernementales, même des personnalités du monde culturel n’ont pas été épargnées. Ces visites ont conduit l’ex leader de la galaxie patriotique entre autres chez Monsieur Kouadio Konan Bertin dit KKB, Ministre de la réconciliation nationale, chez M. Cissé Bacongo, Secrétaire Exécutif du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix  ( RHDP), chez M. Pascal Affi N’guessan, Président du Front Populaire Ivoirien ( FPI), chez Traore Salif dit Asalfo, leader  du groupe Magic Système, chez Molar, PDG de MGROUP… Cependant, la rencontre tant attendue n’a pas encore eu lieu. Il s’agit de celle entre Gbagbo Laurent et Blé GOUDÉ. Cette rencontre revêt un caractère important.  Car elle permettra à deux personnalités qui après avoir partagé des moments glorieux au temps de la gouvernance du Président Gbagbo, qui se sont vues partagées des moments de douleurs dans les geôles de la prison de Scheveningen à La Haye avant de se voir par la suite respirer l’air frais de la liberté. Leurs retrouvailles sur la terre de leurs ancêtres seraient pleines d’émotions. Et pourtant, cela fait plus d’un mois que le “fils” de Gbagbo est sur est bords de la lagune ébrié. Le plus inquiétant, c’est qu’avant son retour en Côte d’Ivoire, une délégation du COJEP conduite par son 1er Vice-président, Bly Roselin est allée donner l’information de façon officielle au Ministre Hubert Oulaye, président Exécutif du PPA-CI. Cette délégation était également porteuse d’une demande d’audience au Président Gbagbo de la part de Charles Blé Goudé qu’il souhaitait rencontrer dès son arrivée en Côte d’Ivoire. Pourquoi, depuis son arrivée, le fils n’a pas encore rencontré le père ?

Entre temps, une délégation des cadres militants du Partis des Peuples Africains- Côte d’Ivoire (PPA-CI) du GUIDIGA (Guibéroua, Dignago, Galébré) conduite par le Professeur Dedy Sery est allé souhaiter bonne arrivée à Charles Blé Goudé.

GHISLAIN GUELA

APRÈS L’OFFICIALISATION DES CANDIDATURES /Le RHDP en danger ! – Une guerre fratricide à l’horizon

Depuis quelques jours, le RHDP a dévoilé sa liste concernant les élections régionales et a annoncé pour les élections municipales des candidatures. Cette annonce ne s’est pas faite sans réaction.

 Dans certaines régions, en ce qui concerne les élections régionales et les élections municipales, le torchon risque de brûler. La tension est vive et les prémices d’une “guerre” fratricide sont perceptibles. Des candidats à la candidature n’ayant pas bénéficié de la confiance de la Direction du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix  (RHDP) sont révoltés. Si certains d’entre eux comptent le manifester à l’intérieur du partir, les plus téméraires disent vouloir le faire autrement, c’est-à-dire dans les urnes en se portant tout de même candidat. Ce qui risque de faire constater, pour une même élection et une même circonscription, deux ou plusieurs candidats, en tout cas plus d’une candidature portée par des cadres du RHDP. Une candidature sera officielle car parrainé par le parti et les autres candidatures seront sous la bannière indépendante. Cette situation ne sera pas sans conséquences négatives pour le parti présidentiel. Si dans certaines circonscriptions électorales, le RHDP ne fait pas le ménage avant les échéances électorales à venir, et commet l’erreur de se retrouver avec plus d’une candidature de ses cadres, il dira bonjour aux dégâts. Car, on assistera à une dispersion de l’électorat du parti; ce qui n’est pas fait pour arranger les choses arithmétiquement. Dans une élection à un tour, ce genre de risques sont impardonnables. Et le RHDP marche inexorablement vers ce schéma aux conséquences désastreuses. Espérons que le Président du RHDP, le président Alassane Ouattara réussisse à mettre de l’ordre avant ces échéances qui promettent car, toutes les formations politiques, à ce jour, confirment leur participation.

GHISLAIN GUELA

Retour d’exil en Côte d’Ivoire /Qui bloque Soro ? Là où l’homme se planque?

Parti de la Côte d’Ivoire après sa démission du poste de Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro se trouve depuis lors à vivre un exil forcé suite à des velléités d’arrestation pesant sur lui. En dépit du processus de réconciliation lancé par le pouvoir Ouattara qui a d’ailleurs appelé tous les ivoiriens en exil de rentrer au pays sans risque de poursuites judiciaires, l’enfant de Kofiplé, lui est toujours dehors. Qu’est-ce qui l’empêche de revenir au pays d’Houphouët Boigny ? Qui bloque ou qu’est ce qui bloque son retour au pays natal ?

Guillaume Soro Kigbafori demeure-t-il toujours en exil forcé ou voulu ? Difficile de répondre à cette interrogation, sauf que depuis 2019, quelques temps après avoir libéré le tabouret de la présidence de l’hémicycle ivoirien, l’ex Député de Ferkessédougou n’a plus foulé les pieds dans son pays. Pis  il y a 3 ans, après des tournées dans la sous-région et en Occident, sa tentative de retour au bercail s’est vue opposée un fin de non-recevoir. L’avion le ramenant contraint de rebrousser chemin et transiter par Accra au Ghana pour atterrir en Espagne.

« Mon vol de retour après une tournée africaine et européenne de sept (7) mois a été empêché d’atterrir à Abidjan, contraignant le pilote à dérouter l’appareil pour sauver sa vie et celle de ses passagers …. Je suis contraint à l’exil avec plusieurs cadres du mouvement et certains de mes proches…. Ce jour-là qui sera retenu dans nos mémoires comme “la journée noire de GPS”…», s’est-il exprimé à l’occasion de la 3ème année de cet évènement.

Mandat d’arrêt comme cadeau de Noel

Noel 2019, alors que tous les enfants du monde entier espèrent l’arrivée du Père Noel les mains chargées de cadeaux. Le lundi 23 décembre 2019, Guillaume Soro est en plein vol pour son retour à Abidjan. Malheureusement, ce retour annoncé en fanfare ne sera jamais effectif parce que déclarée persona non grata, le jet privé loué à cet effet contraint de ne pas atterrir alors qu’il était déjà au-dessus du ciel de l’aéroport FHB fait demi-tour au Ghana où il transite avant de regagner l’Espagne. Ce même 23, un mandat d’arrêt international a été émis contre lui le même jour par la justice ivoirienne pour

“attentat à la sûreté de l’Etat”.  Beau cadeau d’akwaba et de Noel de son père (la Côte d’Ivoire) qui le contraint depuis lors à arpenter les capitales européennes, vivant un exil forcé. La suite, on l’a connait, l’ex-premier ministre de Gbagbo et d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro sera condamné à perpétuité pour « atteinte à la sûreté de l’État». Seulement avec le retour de tous les braves fils du pays suite à l’appel au retour émis par le gouvernement ivoirien et le lancement de la réconciliation nationale, on a cru que toutes ces poursuites judiciaires seraient rangées aux calendes grecques. Que nenni ; seul Guillaume Soro demeure toujours dehors. Blé Goudé étant rentré après Laurent Gbagbo. Tout se passerait comme si quelque chose ou quelqu’un bloquait ou empêchait le retour du patron du GPS, Groupement des Peuples Solidaires, parti crée et géré depuis sa terre d’exil.

Et si c’étaient les décisions du procès ?

A l’issue du mandat d’arrêt international lancé contre l’époux de Sylvie Tagro et des évènements de décembre 2019 d’Abidjan, L’ancien premier ministre ivoirien et ex-chef rebelle Guillaume Soro est condamné en son absence à la prison à perpétuité pour «atteinte à la sûreté de l’État» pour des faits commis fin 2019. En effet, La cour d’assises d’Abidjan a suivi les réquisitions du parquet, tout comme pour les principaux autres accusés, Souleymane Kamagaté, ex-chef du protocole de M. Soro, Affoussy Bamba, ancienne ministre et Touré Moussa, son ancien chef de la communication, condamnés à 20 ans de prison. Deux des frères de Guillaume Soro et son ancien bras droit Alain Lobognon ont eux été condamnés à 17 mois de prison pour « troubles à l’ordre public » qui recouvrira la liberté quelques temps après. De même, pour « actes subversifs », la cour a également ordonné la confiscation des biens de Guillaume Soro, biens vendus aux enchères et de ses 19 Co prévenus, ainsi que la dissolution de son mouvement, Générations et peuples solidaires (GPS), accusé de se livrer à « des actes subversifs ». Elle a ordonné aux condamnés de payer solidairement 1 milliard de francs CFA à l’État ivoirien. Lourde peine qui a conduit le Président Alassane Ouattara a déclaré ceci : « Pour lui ce sera la prison à perpétuité ».  Ceci explique-t-il cela ?

Des hommes tapis dans l’ombre ?

Le retour au Bercail de Guillaume Soro serait-il vu d’un mauvais œil ? Tout porte à le croire quand on sait la bataille de leadership que se livrent les prétendants à l’après Ouattara. L’année 2025 approche à grand pas. Au Rhdp, parti de l’actuel Alassane Ouattara, il n’existe pas de réel dauphin ou poulain pour succéder à un Alassane Ouattara qui avait d’ailleurs tiré le frein en 2020 mais fut contraint de se représenter à la présidentielle  suite aux décès successifs de Gbon Coulibaly et Hamed Bakayoko. Depuis, lors tous se battent. Et selon certaines indiscrétions face à cette situation d’absence d’homme capable, des caciques ont conseillé au président Ouattara de gracier son fils Soro et permettre son retour aux fins d’assumer son héritage politique. Pour ces derniers, un père ne peut rester éternellement fâché contre son fils. Des conseils également transmis à Guillaume Soro par des émissaires qui a accepté de se taire le temps de régler la palabre. “Si on peut me garantir des conditions claires, je rentre dans mon pays”, avait-il déclaré au cours d’un déjeuner à Paris.  Et tout semblait bien parti quand certains autres voyant en Guillaume Soro, la fin de leur heure de gloire ont commencé à proférer des menaces contre ce dernier allant jusqu’à le traiter de toutes les vilénies. Une situation qui ferait actuellement Alassane Ouattara et son épouse qui ont tout de même un amour pour GKS au tréfonds du cœur. Ces personnes adeptes du TSS (Tout Sauf Soro) cautionnent des militants et autres jeunes pour décrier le retour du fils prodige. Pour ce faire, ses anciens amis et collaborateurs sont mis à rude contribution pour l’insulter et faire des rapports défavorables au chef du Rhdp ? Répondant à un de ses abonnés sur tweeter, Soro dira ceci : « Un de mes abonnés m’a interrogé sur la raison de mon silence face aux insultes immondes! Et j’ai répondu: « parce que c’est immonde. Et J’ai passé l’âge du bavardage inutile. Que veux-tu faire contre la jalousie! ». Sans commentaire. Côté gouvernement, les choses semblent flouent eu égard à la déclaration de l’actuel premier-ministre Patrick Achi au cours de sa dernière conférence de presse «  Je suis un témoin oculaire………………Si Soro veut revenir, il reviendra. Ceux qui veulent vont revenir. …Personne ne peut réclamer quoique ce soit dans aucun pays en se référant du statut de réfugié ivoirien. C’est terminé » Est-ce à dire que l’exil de Soro est volontaire et voulu ?

Et si cela dépendait de lui ?

 Difficile d’y croire quand on sait que Guillaume Soro aime indubitablement son pays. Sinon l’homme pendant les 10 ans de rébellion ne vivrait pas entre Abidjan et Bouaké quand…

 

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Procès des 49 militaires ivoiriens /20 ans de prison ferme requis . Voici le communiqué final

C’est l’épilogue. Après plus de 5 mois d’attentes et de procédure judicaire, la justice malienne a enfin rendu son verdict ce vendredi 30 décembre 2022 à l’encontre 49 militaires ivoiriens. Ci-après le communiqué sanctionnant le procès historique.

 Le Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako, informe l’opinion nationale et internationale que la Cour d’assises de Bamako en son unique session ordinaire de l’année judiciaire 2021-2022, se tenant à son siège sis à la Cour d’appel de Bamako, a rendu au cours de son audience des 29 et 30 décembre 2022, dans l’affaire Ministère public contre Kouassi Sanni Adam et 48 autres, deux Arrêts N°201 et 202 tous en date du 30 décembre 2022.

Par le premier Arrêt, la Cour d’Assises est entrée en voie de condamnation contre les quarante-six (46) accusés comparants, dont liste nominative figurant audit Arrêt, par le prononcé à leur encontre de la peine de vingt-ans (20) ans de réclusion criminelle et celle de deux (2) millions d’amende chacun, du chef des crimes d’attentat et complot contre le Gouvernement, d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État, de détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ou de défense intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur.

‘’Condamnation par contumace contre les trois (3) accusées non comparantes dont liste nominative figurant également audit Arrêt par le prononcé à leur encontre de la peine de mort et celle de dix (10) millions d’amende.’’

Elle a en outre ordonné la confiscation des armes ayant servi à la commission des infractions retenues à la charge des accusés.

Par le second Arrêt, la Cour est également entrée en voie de condamnation par contumace contre les trois (3) accusées non comparantes dont liste nominative figurant également audit Arrêt par le prononcé à leur encontre de la peine de mort et celle de dix (10) millions d’amende chacune du chef des mêmes infractions retenues à la charge de leurs coaccusés comparants.

Enfin, la Cour par l’Arrêt civil n°203 en date du 30 décembre 2022, recevant la constitution de partie civile de l’État du Mali, a condamné l’ensemble des accusés à lui payer le franc symbolique.

 

Bamako le 30 décembre 2022

Le Procureur Général P/I

Ladji SARA