En ces périodes de fête de fin d’année, les activités économiques s’intensifient et parallèlement certains actes de malversations et criminels. Pour lutter contre la criminalité pendant ces fêtes, près de 3600 agents des forces de l’ordre et de sécurité ont été déployés dans le cadre de l’opération Epervier 8. Une stratégie salutaire qui laisse place parfois à certains abus de la part de certaines forces de sécurité. C’est en tout cas ce qui ressort du témoignage de I.R, automobiliste. « Le 29 décembre dernier au carrefour de Port-Bouët Gonzague, Tere-rouge, j’ai été interpellé par des agents alors que j’aidais un ami à l’arrière de ma moto pour non-port de casque. Au contrôle de l’engin, l’agent a constaté que j’avais mes papiers au complet. Puis, il a dit que celui qui était derrière la moto n’avait pas de casque. Il s’est alors saisi des clés de ma moto, l’a démarré, et l’a conduit vers le véhicule sur lequel il était écrit D2 compagnie d’intervention, où étaient ses responsables ». Poursuivant, il ajoute qu’il a alors demandé une contravention. « On n’a pas voulu me l’a donné. Ils ont alors remorqué ma moto. Et l’adjudant m’a dit que le non port de casque est un cas de fourrière physique. Et que je devrais me rendre au commissariat du 36 pour récupérer mon engin » indique-t-il. Il ajoute qu’il a dû se rendre chez lui en empruntant de l’argent chez son ami. « J’ai l’impression que certains agents font tout pour nuire aux jeunes comme nous, qui nous débrouillons », insiste—t-il.
Une drôle de situation qui fait se poser la question comment sont gérées les contraventions par nos forces de l’ordre ? Chaque citoyen devrait à chaque cas d’infraction céder son véhicule pour se rendre au commissariat ?
Et pourtant, en dehors des amendes liées à la vidéo-verbalisation recouvrées par la société Quipux Afrique, les amendes forfaitaires issues des contraventions du Code de la route sont payables « soit auprès des agents verbalisateurs, au moyen des carnets de contravention mis à disposition par le Trésor Public, soit auprès des Postes Comptables, par versement en espèces, ou par paiement électronique via l’application TresorPay-TresorMoney ». Comment se fait-il que ce citoyen s’est vu contraint à se rendre au commissariat et pas délivré un reçu pour le paiement de la contravention? Difficile compréhension.
GD BALO
