Une fois n’est pas coutume. Le gouvernement ivoirien a tenu sa promesse faite aux fonctionnaires et agents de l’Etat. Tous sont passés, à la caisse pour percevoir ce qu’il convient d’appeler la « Prime ADO ». Une gratification annuelle qui marque un grand pas dans l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens. Si à l’annonce de cette décision une bonne frange de la population était dubitative, aujourd’hui avec le paiement de ces primes, Alassane Ouattara vient de frapper un grand coup. Présenté hier comme le chantre des politiques budgétaires d’austérités, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a fini par convaincre ses détracteurs de sa capacité de résilience et surtout sa détermination à offrir un mieux-être aux Ivoiriens.
Après les multiples chantiers infrastructures qui, du reste, se poursuivent, le régime ivoirien vient enfin de répondre à l’attente des Ivoiriens quant à l’augmentation des salaires face à la cherté de la vie. Dans un contexte d’inflation généralisée, la Côte d’Ivoire vient encore une fois de faire la différence. Cela est à saluer et à encourager.
Nonobstant, des efforts restent encore à faire. Notamment, sur le plan politique afin de garantir une stabilité durable. Quand on sait que chaque élection est source de tension, de violence en Côte d’Ivoire depuis plusieurs décennies, le régime ivoirien doit mettre les bouchées double et surtout jouer la carte de l’apaisement. Mieux, rechercher toujours des solutions aux problèmes posés par l’opposition. En ce qui concerne la CEI et l’audit de la liste électorale qui à ce jour restent les deux points d’achoppements et de divergences. C’est aussi cela un Etat qui veut se hisser dans le concert des nations. A priori, rien n’est impossible pourvu que chacun y mette une dose de bonne volonté. Sans vouloir coûte que coûte « dribbler » l’autre.
Pour une fois, le parti au pouvoir et l’opposition doivent s’entendre pour garantir la paix et la stabilité aux Ivoiriens qui ont trop souffert des multiples crises électorales depuis 1990, date de la réinstauration du multipartisme en Côte d’Ivoire.
En attendant, certainement la reprise du dialogue politique pour vider tous ces contentieux, les fonctionnaires continuent de « jubiler » après avoir perçu la « Prime ADO ».
Daon Paul Kehi
