Edito/Leçons d’un rendez-vous historique à Yamoussoukro

Par Daon Paul Kehi

Les lampions se sont éteints le mercredi 8 février dernier sur la cérémonie de remise du prix Felix Houphouët-Boigny-UNESCO pour la recherche de la paix. Durant 48 heures, la capitale de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro, ville natale de Felix Houphouët-Boigny, celui que ses admirateurs appelaient affectueusement le Sage d’Afrique, a été la capitale de paix dans le monde entier. Si dans un contexte de relative accalmie l’UNESCO et la lauréate Angela Merkel ont décidé d’organiser et de venir à cette cérémonie de distinction à Yamoussoukro, il faut saluer dans un premier temps les acteurs politiques ivoiriens qui, dans leur diversité n’ont pas boudé la cérémonie. En l’occurrence, le chef de l’Etat Alassane Ouattara et les présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo.

A priori, cette harmonie n’est que de façade dans une Côte d’Ivoire où le parti au pouvoir et l’opposition se regardent toujours en chiens de faïence en raison des dissensions sur l’échiquier politique. Quelles leçons donc nous Ivoiriens devront retenir de cette cérémonie de remise de prix au pied de basilique Notre dame de la Paix ?  Que faire pour que la Côte d’Ivoire ne se retrouve plus dans le labyrinthe, au creux de la vague ? A ces questions, les acteurs politiques doivent apporter des réponses pour mettre fin à la spirale de violences liées aux élections et autres contestations politiques.

Car, il est illogique d’honorer et de magnifier le président Felix-Houphouët-Boigny, apôtre de la Paix et paradoxalement être insensible à toute action de décrispation sur la scène politique ivoirienne. A notre sens, c’est là le véritable enjeu qui se pose à Ouattara, Bédié et Gbagbo. Car, on ne peut vouloir une chose, la paix et son contraire à la fois, la belligérance.

Pour une fois, ils n’ont d’autre choix que de s’inscrire définitivement dans la dynamique de la Paix afin que leur nom respectif reste dans les annales de l’histoire comme c’est d’ailleurs le cas, indiscutablement, pour Felix Houphouët-Boigny. Au cas échéant, il faudrait mieux ne plus associer la Côte d’Ivoire et les hommes politiques ivoiriens à ce prix pour raison d’incompatibilité. Mais connaissant l’état d’esprit des acteurs politiques ivoiriens, il ne faut point désespérer qu’ils saisissent cette opportunité pour régler définitivement ce qui coince.

Incohérence/Augmentation du prix du Super Le COC-CI dénonce le non-suivi des mesures du gouvernement

Les mêmes causes provoquent les mêmes effets est-on tenté de dire à la suite du Ministre Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement qui a indiqué que « Cette augmentation s’impose à nous ». Le disant, le Ministre fait allusion à la persistance de la crise russo-ukrainienne qui est elle-même venue durcir les effets de la crise de la covid 19 sur l’économie mondiale, avec pour conséquence la flambée du cours du baril du pétrole.

Même si l’actualité fait état d’une tendance baissière du prix du baril à l’international de l’ordre de 20%, on peut toujours accorder un certain crédit à cette thèse gouvernementale dans la mesure où nous sommes encore autour de 80 dollars le Brent alors que le prix avant la cascade des augmentations en 2022, était entre 60-65 dollars le Brent.

Cependant, ce qui dérange et suscite colère, mécontentement et désapprobation des consommateurs, c’est ce qu’il conviendrait d’appeler le ‘‘service après-vente’’ c’est-à-dire le suivi et l’évaluation des mesures gouvernementales.

En effet, quand le gouvernement opte volontairement de n’augmenter uniquement que le prix du SUPER, car toucher au gasoil impacterait le transport et partant entrainerait une hausse généralisée des prix, il doit se donner les moyens de faire en sorte qu’il en soit ainsi.

Les exemples sont légions qui montrent que tel n’est souvent pas encore le cas. Et C’est tous les jours que nos associations de consommateurs reçoivent les cris du cœur des usagers de la route sur l’augmentation anarchique du tarif du transport dans les communes d’Abidjan. De Bingerville à Adjamé, de Port-Bouet au Plateau en passant par Treichville et de Yopougon à Marcory etc. de nombreuses lignes sont impactées.

Pour ne citer que le cas de Yopougon d’où nous recevons un grand nombre de plaintes, le prix du transport en gbaka de Cocody à Yopougon Toits rouges, et au Koweit vient d’augmenter de 25%. Aux heures de pointe, les prix augmentent sur certaines lignes dans nos communes, sans oublier le phénomène de fractionnement des trajets qui fait passer le budget de transport des usagers du simple au triple. Tout ceci dans un environnement de prix de Gasoil inchangé. Incroyable !!!!

Si rien n’est fait pour assurer le ‘‘service après-vente ’’ dans le transport cela sonnerait comme un aveu d’impuissance de nos autorités.

Autre ‘‘service après-vente’’ à réaliser impérativement est le renforcement de la surveillance de nos frontières pour mettre un terme au Trafic de carburant dont parle le gouvernement. Un tel Trafic ne saurait perdurer et pénaliser une grande frange de la population. C’est une des causes endogènes de l’augmentation actuelle du prix du super. Elle a au moins l’avantage de ne pas s’imposer au gouvernement.

Les consommateurs appellent donc à son éradication pour soulager leur pouvoir d’achat à la prochaine révision tarifaire. C’est un défi largement à la portée de nos autorités.

Jean-Baptiste Koffi

Développement La «Médiathèque de Gagnoa », un ambitieux projet au service de la Côte d’Ivoire

Répondre au manque réel de bibliothèques et autres lieux de culture dans la région du Gôh, offrir de l’information de qualité, en abondance tout en s’inscrivant dans l’ère de la modernité. C’est l’objectif visé au travers du projet de la «Médiathèque de Gagnoa ».

Bientôt la ville de Gagnoa abritera une médiathèque. Le projet socioéducatif devrait voir le jour sur un terrain de 4 hectares, sis derrière le quartier Dioulabougou et le cimetière municipal, à environ 3 km du centre-ville. Un positionnement stratégique puisque ce terrain est situé entre deux voies principales. L’une mène à Ouragahio, Drayo, Bayota, Sinfra et Yamoussoukro et donne accès aux villes du Centre, de l’Est et du Nord ; l’autre voie mène aux villes de Guibéroua, Issia, Daloa, Soubré, Sassandra et donne ainsi accès aux villes de l’Ouest et du Sud-ouest et du Nord-ouest du pays.

Il s’agit au travers de cette infrastructure socio-éducative moderne de positionner la ville dans la modernité et mettre à la disposition de tous, un établissement d’utilité publique libre.

La « Médiathèque de Gagnoa » va  permettre aux jeunes d’accéder à des informations et à des moyens de communication qui sont indispensables dans le monde moderne. Ce afin  de jouer un rôle « actif et responsable » dans le processus du développement national et international. Mais aussi, elle leur favorisera l’accès à des stages et à  des formations, dans le cadre global de l’égalité des chances et des droits à l’éducation et à l’information.

La promotion des Droits de l’Homme, l’égalité des chances et des droits à l’éducation et à l’information, sans distinction aucune, au nom du droit à l’éducation et du droit à l’information se veut au cœur du projet « Médiathèque de Gagnoa ».

C’est une  aubaine pour la région et pour toute la Côte d’Ivoire. « Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets », disait Alfred Sauvy.

Paul Kehi

Municipales et régionales 2023 Blé Goudé choisi son camp et envoie un message fort aux ivoiriens

Alors que l’on l’attendait sans doute lors des joutes électorales prévues cette année, le parti de Charles Blé Goudé ne présentera aucun candidat à ces élections. Du moins, c’est ce qu’a affirmé Charles Blé Goudé, son premier responsable. C’était lors d’une visite récente de ce dernier à Soko, un village dans la Région du Gontougo, dans l’Est du pays. « Je ne suis candidat pour le moment à aucune élection » a clarifié le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep). Le disant, l’ex-locataire de la Haye a tenu à faire savoir à l’opinion nationale et internationale que toute aventure en politique est générationnelle et que chacun doit pouvoir attendre son tour.« Quand les doyens (Ndlr: le Président Alassane Ouattara et ses prédécesseurs Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo) auront fini, moi je dis un jour, je serai président de la Côte d’Ivoire » a laissé entrevoir Charles Blé Goudé. Qui estime que « Quels que soient les programmes de gouvernement, si la Côte d’Ivoire est en feu et en sang, rien ne peut marcher ». C’est pourquoi, il se donne pour pari, depuis son retour au bercail, d’œuvrer à ce que les joutes électorales à venir se déroulent sans heurts et dans la paix. « Je me suis envoyé moi-même pour la Côte d’Ivoire pour que les élections qui arrivent, il y ait zéro mort et zéro blessé », a-t-il poursuivi. Pour l’ex pensionnaire de la Cour pénale Internationale, aucune élection en Côte d’Ivoire ne doit désormais être source de guerre. « Plus jamais on doit se battre pour des élections, plus jamais on doit se tuer pour les élections. La politique est faite pour donner la vie, améliorer la vie. Plus jamais on doit se battre pour des élections, plus jamais on doit se tuer pour les élections », a-t-il lancé à l’endroit des jeunes ivoiriens. Faut-il l’indiquer, les prochaines municipales et les régionales sont prévues en octobre-novembre 2023, les élections sénatoriales et la présidentielle auront lieu en 2025. Et Blé Goudé et son parti ont choisi leur camp, celui de la politique de la chaise vide et la promotion d’élections sans heurts et incidents.

YVES KOUAKOU

Reconquête du pouvoir d’Etat Bédié se réveille et menace

Au parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), plus on approche à grands pas vers les élections de 2023 et surtout de la présidentielle de 2025, des doutes s’installent sur l’opportunité d’une probable alliance sur l’échiquier politique national. Le 29 janvier 2023 en marge de la cérémonie de présentation de vœux organisée par son parti à Daoukro, Henri Konan Bédié a fait la précision suivante «   Vous vous interrogez quant à d’éventuelles alliances de notre parti à ces élections. Comme je l’ai indiqué lors de notre dernier Bureau Politique, nous nous devons de faire une analyse et un bilan de nos différentes alliances passées et existantes. Le PDCI-RDA est un parti fort, un parti incontournable dans l’environnement politique de notre pays. Toute alliance, tout rapprochement, si alliance et rapprochement il y a, ne pourra se faire que dans l’intérêt de notre parti et celui de la Côte d’Ivoire. Nous serons stratégiques dans ces choix et ceux-ci ne doivent être vus que dans le seul objectif de renforcer notre position et de conquérir de nouveaux territoires. Le PDCI-RDA n’est pas à vendre à l’encan ! Il ne saurait donc être sacrifié pour quelque motif que ce soit !! », a déclaré Henri Konan Bédié.

 Bédié brandit la menace

  Tant attendue, l’adresse du président Henri Konan Bédié aux militants du PDCI-RDA et aux Ivoiriens a tenu toutes ses promesses. En effet, le chef de file du PDCI-RDA a répondu à toutes les préoccupations. Notamment, en ce qui concerne la vie de son parti le PDCI-RDA et l’état de la nation. Enfin ! Est-on tenté de s’exclamer. Egal à lui-même, Henri Konan Bédié a tenu un discours de fermeté face aux agitateurs et aux judas. D’abord, en ce qui concerne les judas, le président du PDCI-RDA a trouvé les mots justes pour qualifier ceux qui ont décidé d’abandonner le PDCI-RDA dans ces moments d’opposition. Selon lui, « les défections auxquelles nous assistons, ces derniers temps, ne sauraient nous ébranler. A la croisée des chemins, chacun choisit la voie qui répond le mieux à sa personnalité et à son degré de conviction. », a instruit Henri Konan Bédié. Une réponse claire et nette aux « judas » qui ont décidé de militer au RHDP ces dernières semaines. Des défections qui, à l’en croire, révèlent les véritables personnalités de ces transhumants politiques.   Par ailleurs, le président du PDCI-RDA a fait savoir qu’il croit en la victoire de son parti aux élections à venir. Mais à une condition bien précise. La cohésion. C’est d’ailleurs ce qui explique son appel aux cadres et militants.  « J’invite plus particulièrement tous les responsables à taire les divergences, à cesser les intrigues déconcertantes et à se remettre au travail en assumant chacun, à sa place, la mission qui lui est confiée. Les cabales, les intrigues sont vouées à l’échec ! », a tranché le président Bédié.  Un appel qui, on l’espère ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Quand on sait que depuis plusieurs mois, certains responsables du PDCI-RDA alimentent volontairement une crise artificielle qui ne fait que tirer le PDCI-RDA vers le bas. Ainsi, comme on ne peut faire d’omelette sans casser les vœux, le président Bédié a interpellé les membres des instances à plus d’engagement et de responsabilités. Non sans les inviter à tourner le dos aux délations et aux intrigues. « Cette exigence m’impose d’interpeller chaque responsable, à quelque niveau qu’il soit, sur la nécessité…

 

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CHAN 2022 Fin du rêve pour les Eléphants locaux

La Côte d’Ivoire devra encore attendre pour voir une étoile accrochée à son maillot dans le Championnat d’Afrique des Nations. Les Eléphants A’ ont vu leur rêve tombé à l’eau dans les derniers instants du quart de final face au pays organisateur.

Après une qualification arrachée lors de la dernière journée de la phase de groupe face à l’Ouganda pour les quarts de finale, les espoirs autour des hommes du sélectionneur Haidara Souhalio allaient grandissant. Même si devant eux se dressaient le pays organisateur, l’Algérie. Dans cette confrontation face aux Fennecs locaux, les Ivoiriens sont malheureusement tombés. Les armes à la main dirait-on. Dans une confrontation riche en intensité avec 7 cartons au total dont deux cartons rouges (un de part et d’autre dès la première mi-temps), les Ivoiriens se sont montrés, par intermittence, assez intéressant et dangereux comme sur coup franc de Salifou Diarrassouba qui manquait d’être repris de peu à bout portant en.

En seconde mi-temps, l’Algérie mettait un plus le pied sur le cuir, se créant quelques occasions intéressantes avec la reprise de volée à la 66e minute de Lawafi qui passait pas loin du montant gauche de Charles Folly. A la 82e minute les Ivoiriens rataient de porter le coup d’estocade par l’entremise de Zoungrana Mohammed, à peine entré en jeu suite à un beau mouvement collectif sur le côté gauche. Puis, sur une contre-attaque qui aurait pu se monter parfaite à la 90e. La chance venait ainsi de passer. A la 93e minute un tacle sur l’attaquant algérien Aimen  Mahious offrait un penalty aux Fennecs locaux. Après confirmation du VAR, il se rendait lui-même justice, sans trembler, ouvrant le score pour l’Algérie. 1-0, c’est le score au coup de sifflet final.

Défaits sur des détails

Une défaite assez cruelle pour les Ivoiriens qui se sont tout même bien battus en dépit d’une préparation décriée. « On ne peut pas gagner une compétition avec trois matchs amicaux », signifiait Rash N’Guessan Kouassi, consultant sur La 3. Les A’ avaient pourtant un joker en main avec le carton rouge obtenu dès la 20e minute par le gardien algérien. Face à un tel adversaire, porté par un tel public sur ses terres, il fallait calmer les ardeurs pour éviter une compensation de la part de l’arbitrage. Les Eléphants en ont appris à leur dépens puisque quelques minutes après, c’est Salifou Diarrassouba qui écopait d’un jaune, puis Attohoula qui recevait un rouge pour un excès d’engagement et un coup pied involontaire, mal placé sanctionné après intervention du VAR.

« Notre équipe est composée de très jeunes joueurs, et tout ce qui s’est passé est dû à un manque d’expérience » a reconnu le sélectionneur Souahlio Haidara. Derrière le penalty obtenu par les Algériens, provoqué par le jeune défenseur Siahoune, en est un exemple de ce manque d’expérience. Il faudra en tirer les leçons et revenir plus aguerris pour aborder ce genre d’adversaire. Ça, Haidara l’a bien compris : « Il nous est difficile d’accepter la perte, mais nous avons beaucoup appris et ce sont des leçons importantes sur lesquelles nous appuyer ».

Ces bons points…

La participation des Eléphants locaux a permis de mettre en exergue de nombreux talents. Charles Folly, Wayou Consant, Andé Cyrille ou Sankara Karamoko (membre du 11 type du premier tour) se sont révélés au grand public à travers cette compétition. Un véritable tremplin pour espérer accrocher une place chez les A lors du prochain rassemblement. Rappelons que lors de la dernière liste de Jean Louis Gasset aucun joueur du championnat ivoirien n’a été convoqué. Souhalio Haidara, avec des choix de joueurs contestés par plusieurs experts du football local a montré une fois de plus qu’il se révèle être un bon technicien et une valeur sûre pour le métier de manager au niveau local. Quoique pour d’autres, il aurait eu les mains un peu liées pour le choix des joueurs. N’empêche, il a réussi à présenter un jeu intéressant au fur à mesure dans la compétition qui a valu cette qualification dans un groupe où la RDC deux fois vainqueurs du trophée et annoncé parmi les favoris a été sorti dès les phases de poule.

Une grosse perte pour la fédération

Les Ivoiriens auraient pu engranger une bonne manne financière en remportant ce Chan. En effet, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé une augmentation significative de 60% du prix en argent pour le vainqueur de cette édition du CHAN Algérie 2022 en cours. Le vainqueur du trophée de cette année recevra 2 millions (un peu plus de 1 200 000 000 FCFA) de dollars contre 1 250 000 dollars américains reçus par le champion précédent il y a deux ans.

Le montant total des prix alloués au tournoi a été porté à 7 900 000 USD contre 5 450 000 USD versés à tous les pays ayant participé à l’édition précédente du tournoi il y a deux ans. Les finalistes recevront 800 000 $ US tandis que les troisième et quatrième équipes recevront 500 000 $ chacune.

GD BALO

ARRÊTÉE DEPUIS LE 22 AOÛT 2022 Pulchérie Gbalet libérée

L’activiste de la société civile, Pulchérie Gbalet a recouvré la liberté. Quelles sont les conditions de sa libération ?

Détenue à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) depuis le 22 Août 2022, Pulchérie Gbalet, Présidente d’Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI) vient de sortir de l’univers carcéral. C’est le Vendredi 3 Février 2023, dans la soirée que cette figure de la société civile ivoirienne a regagné son domicile.

Présentée au juge d’instruction dans le courant de la dernière semaine du mois de  2022, il lui a été signifié les raisons de son incarcération. Elle a été mise aux arrêts pour “entente avec les agents d’une puissance étrangère ” à son retour d’un séjour au Mali où elle avait dit avoir rencontré les 49 soldats ivoiriens qui y avaient été arrêtés et les autorités maliennes.

Certes libre, mais les conditions de sa libération n’ont pas encore été rendues publiques.

Rappelons que Pulchérie Gbalet, n’est pas à son premier séjour à la MACA. Elle y était en 2020 pour des raisons en rapport avec le troisième mandat qu’elle dénonçait.

 

GHISLAIN GUELA

 

ÉLECTION : CONSEIL RÉGIONAL DU MORONOU /Affi affronte Don Mello:-Un duel FPI /PPA-CI

Les élections des conseils régionaux qui s’annoncent en Côte d’Ivoire auront une autre connotation dans la région du Moronou où Pascal Affi N’guessan et Ahoua Don Mello risquent de croiser le fer. Un duel  qui cache d’autres duels.

Pascal Affi N’guessan et Don Mello s’affronteront certainement aux prochaines élections des Conseils régionaux. Tous, originaires du département de Bongouanou donc de la région du Moronou, ils ont été dans un passé récent, des collaborateurs au sein du Fpi mais aussi des personnalités importantes dans le dispositif de gouvernance du président Laurent Gbagbo pendant sa gestion du pouvoir d’Etat. Son ossature gouvernementale était pilotée par Pascal Affi N’guessan qui en était le Premier ministre donc le chef avant l’avènement de la rébellion de Septembre 2002. Il s’est également vu confier la présidence du Front Populaire Ivoirien (FPI) à l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir.

Ahoua Don Mello, lui, à l’accession au pouvoir du Président Gbagbo a eu à sa disposition la gestion du Bureau National d’Études (BNEDT) dont il était le Directeur Général. Sous son règne ce bureau d’expertise ivoirien a étendu sa réputation au-delà de nos frontières.

L’attraction suscitée donc par la confrontation des deux tire ses sources de trois aspects :

D’abord, les deux personnalités seraient très liées au point où le retour de Don Mello au FPI après l’avoir quitté et créé son parti politique “La Renaissance”, aurait été goupillé par Affi N’guessan,   alors Directeur de Cabinet du Président Gbagbo au moment des faits.

 Ensuite, cette confrontation donnera lieu à une compétition entre le FPI duquel est parti Don Mello et les autres, parti politique qui est traité d’enveloppe vide désormais, et le PPA-CI, leur nouvelle formation politique, créée après le retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire suite à sa libération de la CPI.

A cela, il faut ajouter les forces et les faiblesses de ces deux personnalités politiques parmi les plus importantes de la région ayant occupé de hautes responsabilités au sommet de l’Etat.

En effet, Pascal Affi N’guessan a à son avantage son électorat qui lui serait fidèle dans la zone car depuis 1990, il est un élu jusqu’à ce jour. En 1990, il a été élu Maire de Bongouanou en plein début du multipartisme dans une zone qui était hostile au FPI. Député en 2016 et 2021 et depuis 2018, Président du Conseil Régional du Moronou. Un poste dont il est le détenteur et qu’il défendra en Octobre ou Novembre de cette année. Aussi, il y a le fait qu’il ait contribué à faire la promotion des cadres de sa région du temps de son passage à la Primature. Toute chose qui fait que des cadres et par ricochet certaines populations lui sont redevable au point que ses adversaires internes au FPI en faisaient des ragots critiqués et appelait la Primature à cette époque “petit Bongouanou”.  Également, le fait qu’Affi soit le seul leader de la région à la tête d’un parti au-devant de la scène politique est perçu comme une sorte de fierté et sa présence constante et prolongée sur le terrain du Moronou plaident en sa faveur. Cependant, il présente quelques faiblesses. Affi N’guessan, après la rupture officielle d’avec Gbagbo a vu son capital sympathie baissé au plan national et il pourrait être en baisse dans le Moronou où il était adoubé à cause de Gbagbo. Sa suprématie sur le terrain pourrait donc être mise-en mal avec le retour d’exil de certains cadres dont la voix pourrait également porter. Autre point, son alliance avec le RHDP qu’il a annoncée pourrait le desservir car depuis la crise au FPI, pendant que ses adversaires l’accusaient d’accointance avec le parti d’Alassane Ouattara, il avait battu tout en brèche ; et beaucoup de personnes y ont cru. Aujourd’hui, certaines personnes parmi celles-là qui estiment que le RHDP n’est pas fréquentable se désolidariseront de lui parce que se croyant trahies.

Quant à Don Mello, ses forces résident dans son expertise dans le domaine du développement, des grands

Exclusif/ Un ivoirien Wagner :Pourquoi le patron de la milice russe en veut à Ouattara ?

ENQUÊTE

De chauffeur de bus à combattant en Russie : l’itinéraire d’un Ivoirien recruté en prison par Wagner

Nous avons enquêté sur ce mercenaire ivoirien qui apparait – sous les traits d’un personnage de dessin animé – dans un clip de propagande attribué au groupe Wagner (à gauche) et dans une vidéo où il apparait aux côtés d’Evgueni Prigojine. Deux séquences diffusées en janvier 2023. Dans une vidéo diffusée au début du mois de janvier 2023, le chef du groupe paramilitaire russe Wagner s’affichait aux côtés d’un mercenaire présenté comme ivoirien. En analysant des publications partagées sur les réseaux sociaux et en s’entretenant avec des personnes qui l’ont connu à différentes périodes de sa vie, la rédaction des Observateurs de France 24 est parvenue à retrouver l’identité de ce mercenaire et à retracer son parcours : celui d’un chauffeur de bus ivoirien venu en Russie “pour trouver mieux ailleurs”, condamné à la prison pour trafic de drogue, d’où il aurait été recruté par le groupe Wagner.

C’est un visage qui a soulevé de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux depuis le 1er janvier 2023. C’est à cette date qu’il est apparu à côté d’Evgueni Prigojine, le patron du groupe Wagner, dans une vidéo publiée notamment par l’agence de presse russe Ria Novosti et partagée sur Twitter, Telegram et Facebook. À en croire les dires de l’oligarque russe, ce visage serait celui d’un homme originaire de “Côte d’Ivoire”, même si lui se présente comme venant “de Moscou”. Ce mercenaire affirme dans la vidéo s’être engagé pour “défendre” sa seconde patrie, et ce bien qu’il n’ait “pas encore” la citoyenneté russe. “Nous devrions donner la citoyenneté à de tels défenseurs de notre pays” réagit alors le chef de Wagner. Selon l’agence de presse Ria Fan, dirigée par Evgueni Prigojine lui-même, ce mercenaire se battait alors près de Bakhmout, une ville de l’est de l’Ukraine au cœur des combats depuis août 2022.

Dans la vidéo, l’homme d’affaires, proche du président russe Vladimir Poutine, raconte ce qui serait les circonstances du recrutement de ce soldat, dont on comprend qu’il aurait eu lieu en prison. “Il a dit qu’il était de Côte d’Ivoire et a demandé si on avait besoin de traducteurs français. J’ai dit d’abord à l’unité d’assaut et si tu es en vie, tu seras un interprète français’. Il est en vie et il va bien, Dieu merci” explique Evgueni Prigojine en souriant. Les raisons de son incarcération, elles, restent tues. “Il faut demander comment il s’est battu et non pourquoi il était en prison” assène le fondateur de cette milice privée qui opère depuis 2014 en dehors de tout cadre légal, et qui aurait déployé 50 000 mercenaires en Ukraine, selon le Conseil de sécurité nationale américain.

Un futur “grand président de la Côte d’Ivoire”

Des informations supplémentaires sur ce mercenaire ivoirien sont apportées par Evgueni Prigojine le 4 janvier 2023, via un commentaire publié sur la page VKontakte du service presse de sa société Concord. On y apprend que l’homme se prénommerait “Aboya”.

“Je pense qu’il fera un grand président de la Côte d’Ivoire. Mais il ne le sait pas encore. Je discuterai de ces plans avec lui plus tard” écrivait le patron de Wagner.

Ce mercenaire ivoirien semblerait aussi apparaître – cette fois sous les traits d’un personnage de dessin animé – dans un clip de propagande critiquant la présence française en Afrique, attribué au groupe Wagner et partagé à partir du 14 janvier 2023 sur les réseaux sociaux. Dans la vidéo, des soldats français représentés par des squelettes attaquent la Côte d’Ivoire, qui est alors défendue par des soldats d’armées africaines et du groupe Wagner. Parmi eux, on trouve un homme arborant le drapeau de la Côte d’Ivoire et le nom “K. Aboya”, qui fait écho au prénom partagé par Evgueni Prigojine.

Mais qui est donc ce mercenaire ? Et comment un Ivoirien a-t-il pu se retrouver à combattre dans les rangs du groupe Wagner en Ukraine ? Grâce aux commentaires présents sous certaines publications reprenant la vidéo et à des outils en sources ouvertes, il a été possible de déterminer son identité. Celle-ci nous a été confirmée par cinq de ses proches, qui ont tous requis l’anonymat. Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, l’homme n’a pas donné suite à nos sollicitations. Pour des raisons de sécurité, nous ne mentionnons pas son nom et son prénom et l’appellerons ici “A.”.

Chauffeur de taxi et de bus à Abidjan

Originaire de l’est de la Côte d’Ivoire, A. avait fait sa vie à Yopougon, une commune de l’ouest d’Abidjan. L’un de ses anciens collègues se souvient l’avoir vu commencer comme chauffeur de taxi au début des années 2000. Il a ensuite rejoint en 2008 la SOTRA, la Société des Transports Abidjanais, comme “machiniste”, le nom donné aux conducteurs de bus. Il y était rattaché au dépôt de Cocody, une commune du nord d’Abidjan, comme nous l’ont confirmé plusieurs autres conducteurs. Sur sa page Facebook, de nombreuses publications témoignent de cette période de sa vie. Certaines montrent les bus stationnés dans ce qui ressemble à un dépôt, ou certains de ses collègues au volant de leur bus. Dans une autre publication, il se plaint des utilisateurs qui laissent des graffitis dans le bus. Pour “compléter” son salaire, il aurait géré des activités parallèles, comme un vidéo club, où il diffusait des films, et des salons de Playstation, où les clients pouvaient venir jouer à la console. Ceux qui l’ont côtoyé à cette période de sa vie le décrivent comme un “gars tranquille, souriant, toujours joyeux” et un “petit respectueux”.

Parti “à l’aventure” en Russie

A. quitte la Côte d’Ivoire en 2014 ou 2015, et contracte un prêt bancaire pour partir en Russie. “Il souhaitait ‘aller à l’aventure’, pour ‘se chercher’, comme on dit ici” explique un de ses anciens amis auprès de notre rédaction. “C’était une manière de commencer une nouvelle vie, paisible. Ici on se dit que quand tu travailles là-bas, tu gagnes plus d’argent”. “Il est parti pour voir d’autres horizons, comme beaucoup de jeunes ivoiriens qui veulent tenter leur chance en Europe” rapporte également une autre de ses connaissances. Sur sa page Facebook, sa première publication géo localisée en Russie date du 1er août 2015. Plusieurs photos le montrent ensuite à Moscou, devant le musée historique d’État en décembre 2015, filmant la neige en janvier 2016, sur la place Rouge ou dans le centre commercial Evropeyskiy en juillet 2016.  En Russie, il se fait appeler par un autre prénom, comme en témoigne son profil VKontakte. Il est employé pendant un an environ comme chauffeur de taxi dans une société tenue par un autre Ivoirien, rencontré grâce à des amis communs. Plusieurs photos publiées sur son compte Facebook le montrent d’ailleurs à côté ou à l’intérieur d’une voiture. Selon un proche…..

 

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EDITO / Sous nos yeux, tous les prix sont en hausse

Par Daon Paul Kehi

C’est l’image parfaite de la victime résignée.  Sous nos yeux, on assiste à la hausse vertigineuse de certains produits de grande consommation. Impuissant comme le gouvernement, chaque citoyen se recroqueville sur lui-même dans son salon. De peur de manifester son désarroi. Sous nos yeux également, des syndicats de travailleurs ont consenti une hypothèque de 5ans sur la lutte sociale. Sous nos yeux aussi, des Ivoiriens ont applaudi les yeux ragaillardis la fameuse augmentation des salaires.

Après toutes ces acrobaties pourquoi s’étonner que le gouvernement augmente le prix de toutes les denrées ? Comme le dit si bien l’adage, qui sème le vent récolte la tempête. Et les ivoiriens dans leur diversité sont en train de récolter ce qu’ils ont semé. Un régime qu’ils ont porté au pouvoir qui va d’échec en échec. Les Universitaires qui s’étaient battus pour la réinstauration du multipartisme en Côte d’Ivoire semblent plus préoccupé par les heures supplémentaires et refusent d’éclairer la cité. Conséquence : la société va de mal en pis. A quand donc la fin de ce scénario qui n’a que trop duré. Au moment où certains analystes financiers indiquaient que la Côte d’Ivoire était au bord du paradis, le poids des problèmes sociaux semble dire le contraire. A qui donc iront nous finalement ? Pour paraphraser les religieux.  A la vérité, tout le monde constate l’échec de la politique sociale du gouvernement sans que personne ne lève le petit doigt. Tout se passe donc comme si nous étions tous des victimes résignées qui ne savent plus à quel saint se vouer. Telle est la triste réalité du citoyen lambda englué dans les dettes interminables mais qui n’ose pas lever le petit doigt pour dire trop, c’est trop. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ce qui est sûr, c’est que le pouvoir d’achat des ivoiriens a diminué de manière drastique sans que le gouvernement ne trouve de satisfecit. C’est là tout le drame que vivent les populations empêtrées dans des dettes à n’en point finir.