Rififi au PDCI-RDA : Voici le danger qui guette Bédié

A quelques jours du Congrès extraordinaire du PDCI-RDA, le fauteuil du président Henri Konan Bédié est fortement menacé. Et les hostilités, qui depuis longtemps on le savait étaient ouvertes en sourdine, apparaissent au jour. Une situation bien inquiétante pour un parti politique qui clame à qui veut l’entendre son intention de remporter la présidentielle de 2025. En effet, Dans une récente interview accordée au confrère « Le Nouveau Réveil », Noël Akossi Bendjo s’est montré très critique à l’égard de la direction de son parti dont il est pourtant un membre influent. A l’en croire, les défections en cascades des cadres du parti au RHDP montrent clairement qu’il y a problème et quil faut parer au plus pressé pour éviter l’irréparable « Lors de la création du RHDP en tant que parti, plusieurs cadres du PDCI-RDA avaient déjà rejoint ce parti. A cette époque, nous avons perdu des hommes et des bastions du PDCI-RDA. La défection se poursuit avec les récents départs. Cela signifie qu’il y a un malaise qu’il faut diagnostiquer et traiter… Il s’avère urgent de dresser avec courage le bilan de ces 23 dernières années dans l’opposition que vit le PDCI-RDA sans que des perspectives d’accéder à l’exercice du pouvoir d’Etat se dessinent de façon lisible et visible », a-t-il dénoncé. Poursuivant son argumentation l’ex-maire de la commune du Plateau indiquera que « Le PDCI doit se repositionner en parti conquérant sinon il sera condamné à être à la traîne. Le PDCI doit se réinventer pour faire rêver à nouveau les Ivoiriens », a-t-il proposé.

A vrai dire, ses déclarations du vice-président du PDCI-RDA Noel Akossi Bendjo montrent clairement que le PDCI-RDA a un sérieux problème de gouvernance. Or, c’est justement là où le bât blesse puisque pour les thuriféraires du chef de file du PDCI-RDA, il s’agit d’une déclaration de « guerre » contre le président Bédié. Même si Akossi Bendjo ne le dit pas nettement, pour les partisans de l’ex-chef de l’Etat tout porte à le croire. Et les propos de l’ex-maire de la commune du Plateau ne semblent pas dire le contraire. Lui qui soutient qu’« Il est temps aujourd’hui que s’ouvre au sein du PDCI un nouveau cycle d’espoir et d’espérance ».

L’attitude bien curieuse des cadres du PDCI-RDA

 En attendant la tenue du Congrès extraordinaire du PDCI-RDA, probablement dans ce mois de mars, le parti du président Henri Konan Bédié semble s’installer durement dans une guerre par médias interposés. A l’exception d’activités sporadiques dans certaines…

 

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Rencontre avortée avec Laurent Gbagbo: Blé Goudé fait de nouvelles révélations

La tension entre l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo et son fieul Charles Blé Goudé est loin de baisser. Interroger la semaine dernière par le confrère Live TV, l’ex- leader de la galaxie patriotique n’est pas passé par quatre chemin pour révéler les blocages dont il fait face dans sa volonté de rencontrer le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo. Selon lui, les canaux privés étant épuisés, il n’avait d’autre choix de se tourner vers le président exécutif du PPA-CI, le Prof Hubert Oulaye. « Le président Laurent Gbagbo et moi, notre dernier coup de fil remonte au 31 mai 2022. Quand j’étais à l’ambassade pour récupérer mon passeport le 31 mars 2022, j’ai estimé que la première personne que je devais informer c’est le président Gbagbo. Quand j’ai appelé, la personne que j’ai eue au téléphone m’a répondu ” je ne suis pas avec le chef quand je suis avec lui on t’appelle”. C’est le lendemain le 31 mai que j’ai reçu le coup de fil du président. Nous avons célébré ensemble au téléphone le fait que j’ai reçu mon passeport. Et depuis, plus rien », a révélé Blé Goudé. Et d’ajouter ; « “Le canal étant coupé au niveau privé, c’est en ce moment que j’ai délégué le premier vice-président du COJEP, en l’occurrence, Bly Roselyn vers le président exécutif du PPA-CI, le PR Hubert Oulaye à qui j’ai adressé un courrier officiel pour qu’il puisse le transmettre au président Laurent Gbagbo. Il a réceptionné le courrier et a donné l’assurance à mes envoyés. Maintenant pourquoi je ne suis pas reçu depuis, ce n’est pas à moi de répondre », a fait savoir Blé Goudé. Par ailleurs, le président du PPA-CI puisque c’est de lui qu’il s’agit a dénoncé le fait qu’a un moment donné l’on ait voulu instrumentaliser son épouse dans la crise interne qui avait cours à l’époque au Front Populaire Ivoirien. Un épisode sur lequel il est revenu et n’a pas manqué de fustigé l’attitude de Demba Traoré envers son épouse, par cet autre proche du président Laurent Gbagbo.    pour sûr, ces nouvelles révélations de Charles Blé Goudé vont alimenter le débat.

YVES KOUAKOU

Edito/Les migrants et la lutte pour la survie

Par Daon Paul Kehi

Ce qui se passe ces dernières semaines en Tunisie rappelle à bien des égards l’échec de nos politiques nationales. S’il est vrai qu’il faut, de prime à bord, condamner et dénoncer ce qui se passe en Tunisie, il n’en demeure pas moins que chacun à sa part de responsabilité. Car, in fine, la violence n’a jamais résolu de crise dans le monde entier. Bien au contraire, la violence ne fait qu’empirer les crises comme c’est d’ailleurs le cas en Tunisie actuellement. A quoi sert l’usage de la force quand nous nous targuons d’être des êtres pensants ? Absolument à rien. Et le comble, c’est que des dirigeants n’ont trouvé mieux que de soutenir ces actes d’une violence rare sous de fallacieux prétextes.  Pour expliquer ses violences, le président Kaïs Saïed a cru bon d’évoquer l’idée du grand remplacement.  Car selon lui, la présence d’africains subsahariens a pour objectif premier “de changer la composition démographique de la Tunisie”.  « Il existe un plan criminel pour changer la composition du paysage démographique en Tunisie, et certains individus ont reçu de grosses sommes d’argent pour donner la résidence à des migrants subsahariens », s’est-il défendu. Des propos teintés de haine, de mépris et de racisme qui mettent en danger la sécurité ainsi que l’intégrité physique de nombreux membres des communautés d’Afrique subsaharienne, dont plusieurs personnes de nationalité ivoirienne ne sont pas passés inaperçus. Cerise sur le gâteau, rattrapé par cette énormité, il n’a présenté aucune excuse. Tout se passe comme si ce qui arrive aux migrants de l’Afrique subsaharienne est fait volontairement. Dans un tel contexte, les Etats de l’Afrique subsaharienne doivent prendre le taureau par les cornes pour offrir un mieux-être à leurs concitoyens. Et, mieux, Au-delà de l’organisation du retour des migrants, c’est toute la problématique de la migration qu’il faut réexaminer et repenser à nouveau.

Où est passé le code de l’éthique et de la déontologie ?

Par Daon Paul Kehi

En Côte d’Ivoire, si la libération de l’espace audio-visuel a été applaudie par tous, moins de cinq ans après, la situation dévient critique en raison des scandales qui se succèdent.

Le dernier incident qui n’est pas passé inaperçu est l’image révoltante de l’artiste-chanteur ivoirien, Koffi Kouakou Elias alias Dj Congélateur qui au cours d’une émission diffusée en direct sur les réseaux sociaux, s’est permis d’embrasser une fillette. Sans que cela n’émeuve les organes de régulation et d’autorégulations.

C’est seulement face à la levée de boucliers des internautes que  la Haute autorité de Communication audiovisuelle est montée au créneau conformément aux dispositions de la Décision n°2014-001/HACA du 10 avril 2014 relative à la Protection des Enfants et des Adolescents dans les Médias audiovisuels.

Chose paradoxale, cet incident n’est pas le premier du genre puisque ces dernières années, plusieurs chaînes de télé notamment Live TV et NCI ont foulé au pied certaines règles élémentaires au vu et au su de tous sans que des décisions appropriées ne soient prises pour servir d’exemple et mettre fin à cette escalade. Résultat : on copie et on reproduit sans risque de subir la rigueur de la Loi.   Dans ces conditions, quel héritage comptons- nous léguer à nos progénitures si nous  sommes incapables de faire respecter le code d’éthique et de déontologie ?

 Si chacun se tait face à ce qui se passe sous nos yeux, ne soyons pas surpris de vivre des lendemains difficiles sous nos cieux. Car on peut tout arracher à un homme sauf sa dignité et sa probité.  Quand on sait qu’aujourd’hui en Côte d’Ivoire certains médias ont décidé de faire la promotion d’un nouvel ordre, loin des valeurs communes dont nous avons hérités. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ce qui est sûr c’est que nous pouvons l’affirmer c’est que l’heure est une grave. Et rien ne doit entraver la prise de responsabilité et de conscience collective dans un environnement où l’accès aux réseaux sociaux se fait sans restriction pour les adolescents. C’est justement là où le bât blesse et si on n’y prend pas garde pour mettre fin à cette déliquescence, c’est toute la société ivoirienne qui sombrera  sans être pessimiste et alarmiste dans le néant. Autant les organes d’autorégulation sont très regardants au niveau de la presse écrite et la presse en ligne, autant cela doit être de même pour la presse audiovisuelle.

Coopération Bilatérale: L’axe Bamoko-Moscou se renforce

Après le divorce acté en 2022 entre le Mali et la France, avec le départ des troupes françaises du Mali, l’axe Bamako-Moscou se renforce de plus en plus.

Mardi 7 février dernier, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères a effectué une visite d’amitié et de coopération sur le sol malien. Une visite qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique enclenchée par le gouvernement malien visant à élargir et de diversifier les partenariats stratégiques du Mali en vue d’une réponse efficace et sincère aux défis du moment.

Accueilli par son homologue malien Abdoulaye Diop, lors de cette visite qualifiée d’« historique », les deux hommes ont échangé avant de s’ouvrir à la presse. Pour la Fédération de Russie, le rapprochement entre les deux pays va se poursuivre et s’étendre à presque tous les domaines. « Nous allons continuer à fournir le soutien nécessaire à nos amis. Pas uniquement dans le domaine du développement économique et de l’aide humanitaire, mais aussi en accroissant les capacités de combat des forces armées maliennes. Ou encore leur entrainement et celui des agents de maintien de l’ordre », a déclaré Serguei Lavrov.

Il a rappelé que l’année dernière et au début de cette année, la coopération dans les domaines militaire et militaro-technique a connu un nouveau développement avec un lot de matériel aéronautique russe envoyé à l’armée malienne. « Nos amis maliens ont des demandes précises, elles sont systématiquement satisfaites », a insisté Lavrov.

Russie et Mali, des valeurs communes

Du côté du Mali, Abdoulaye Diop a tenu à saluer l’excellence et la qualité des relations entre les deux pays : « Nos pays sont ensemble, pas dans une relation mercantile. Mais parce que nous partageons des valeurs, des préoccupations communes pour pouvoir avancer ». Selon le ministre malien des Affaires étrangères, le Mali veut travailler avec tous les pays dans le cadre des piliers qui sont : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et choix de partenariat du Mali, la prise en compte des intérêts des Maliens dans toutes les décisions prises.

Si jusque-là cette relation se voulait un peu plus axée sur le plan sécuritaire avec en point d’orgue la lutte contre le terrorisme, Bamako espère améliorer le volet économique notamment en ce qui concerne les produits stratégiques comme blé et carburant. « La Russie répond de façon efficace à nos besoins en termes de renforcement des capacités de nos forces de défenses et de sécurité et nous souhaitons aussi améliorer cela sur le plan économique », a souligné Abdoulaye Diop.

Il a par ailleurs annoncé la participation du Chef de la transition malienne au prochain sommet Russie-Afrique prévu en juillet prochain à Moscou.

GD Balo

 

MUNICIPALES 2023 À COCODY : Yacé et Yasmine Ouegnin se battent /Le PDCI craint une candidature indépendante 

À l’approche des élections municipales de 2023, les militants du PDCI de Cocody retiennent leur souffle. Les partisans du Maire Jean-Marc Yacé et de la Députée Yasmine Ouegnin se font la “guerre”. Le Parti est craintif.

Pendant que le Comité de Gestion et de Suivi des Élections du PDCI qui a réceptionné les candidatures des militants désireux de candidater au nom du parti aux élections municipales et régionales de 2023 est à pied d’œuvre pour retenir les candidatures à ces élections au compte du PDCI, une bataille a lieu à Cocody. Cette bataille entre Yasmine Ouegnin, députée de Cocody et Jean Marc Yacé, Maire de cette commune est désormais visible. Les clans et camps sont formés et les partisans des deux poids lourds sont à pied d’œuvre pour imposer le choix de leur leader comme candidat pour porter les couleurs du vieux parti dans la commune. Le comble c’est que cette bataille affecte les bases du PDCI dans à Cocody. À ce jour, selon des sources bien introduites, l’actuel Conseil municipal de la commune contrôlé majoritairement par le PDCI avec à sa tête le Maire Yacé connaîtrait des dissensions. Des conseillers auraient pris faits et causes pour la députée qui lorgne le fauteuil de son camarade du parti. Des courriers dans ce sens émanant de ces conseillers auraient été transmis au président Bédié.

La situation de Cocody met la Direction du PDCI en face d’un choix cornélien. Un véritable dilemme qui ne dit pas son nom.

La décision à prendre n’est pas facile. 

Le Maire sortant n’étant pas en disgrâce dans la commune. Ayant fait seulement un seul mandat qui arrivera à expiration à l’échéance électorale prochaine, il serait moralement malsain de le dégager sans raison valable. La députée Yasmine Ouegnin aussi, étant politiquement implantée à Cocody et jouissant d’une popularité énorme auprès des populations, il ne serait pas facile pour le PDCI de lui tourner le dos. Surtout que, YAS comme l’appelle ses partisans n’a pas hésité en 2016 à se porter candidate indépendante face au refus d’adoubement de sa candidature par son parti. Laquelle élection qu’elle a remportée avec brio en étalant le candidat officiel du PDCI et la candidate du RDR d’alors, la Ministre Affoussiatou Bamba Lamine. Yasmine Ouegnin n’a jamais été une militante des moules. Certains la qualifient d’anticonformiste quand d’autres la traitent d’indiscipliné au PDCI.

Alors, la difficulté actuelle du PDCI réside à ce niveau. Comment faire pour empêcher toutes velléités de candidature indépendante à Cocody chez l’une des personnes ayant postulé à l’intérieur du parti.

GHISLAIN GUELA

Affaire STL et CITRANS au bord de la faillite ,Que cache l’appel au secours ?

Présentes dans le secteur du transport lagunaire depuis 2018 les sociétés STL (Société de transport lagunaire) d’Adama Bictogo et CITRANS (Compagnie ivoirienne de transport lagunaire) de Zoumana Bakayoko traversent des moments difficiles.  Si l’on s’en tient aux dernières révélations du confrère Jeune Afrique qui croit en savoir davantage. En effet, à en croire le Confrère J.A les difficultés qui ont débuté en 2020 au sein de ces deux entreprises qui ont été lancées en grande pompe n’est pas sur la voie la voie d’être résorbées. Mieux, les responsables de ces entreprises solliciteraient le concours financier de l’Etat. Si à première vue, il convient de saluer la création de ses entreprises spécialisées dans le secteur du transport lagunaire, les problèmes financiers rencontrés par la STL et la CITRANS suscitent des interrogations. L’étude du marché a-t-il été fait selon les règles de l’art ? Les banques avaient-elles analysées tous les contours pour s’engager dans une telle initiative ?     Pourquoi plutôt que d’ouvrir le capital au secteur privé, la STL et la CITRANS veulent s’agripper sur l’Etat ? Ce sont autant de questions qui taraudent à l’esprit. Dans un contexte de libéralisme économique, l’intervention directe de l’Etat pourrait être perçu d’un mauvais œil dans la mesure la STL et la CITRANS sont d’une part des entreprises appartenant à des caciques du RHDP le parti au pouvoir et d’autre part, même si les besoins en matière de transport sont réels, plutôt que d’injecter des milliards dans la STL et la CITRANS, le gouvernement aura tout l’intérêt à penser à la SOTRA ne serait-ce que dans le dans but de rénover le matériel naviguant pour la rendre plus compétitive face à un secteur privé défaillant. Car, in fine, rien n’indique que si l’Etat injecte ces milliards dans la STL et la CITRANS elles ne déclareraient pas faillite. Tel est le dilemme dans ce dossier qui secoue la capitale économique ivoirienne. Affaire à suivre.

YVES KOUAKOU

Après l’appel de Daoukro, Bédié lance l’Appel de Yamoussoukro

On s’y attendait le moins. Et pourtant, à la tribune de la cérémonie de remise du prix Felix-Houphouët-Boigny-UNESCO pour la recherche de la paix à l’ex Chancelière allemande Angela Merkel, Henri Konan Bédié a fait feu de tout bois. Au-delà du caractère festif marqué du sceau de la célébration, le protecteur de ce prestigieux prix a prononcé un discours historique. Un discours au travers duquel, il a lancé un message à la classe politique ivoirienne. En l’occurrence à ceux qui se réclament ‘’Héritiers’’ du président Félix Houphouët-Boigny. Sans langue de bois, le président Henri Konan Bédié n’a pas manqué de révéler et de dénoncer ce qui ne va pas dans son pays. ‘’J’ai aussi une pensée pour mon pays la Côte d’Ivoire qui peine encore à engager un dialogue franc et sincère entre tous ses fils et filles, pour construire une paix durable au service du bonheur de ses populations et de celles de l’Afrique de l’Ouest. Héritiers de Félix Houphouët Boigny, je crois qu’en mobilisant toutes nos énergies, à nouveau, nous pouvons préparer un héritage de paix pour les générations de demain ici même en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde. Comme la Chancelière Angela Merkel, j’affirme avec vous : « Nous pouvons le réaliser ! »’’A interpellé le président Henri Konan Bédié. Un discours qui loin d’être du populisme doit interpeller à plus d’un titre tous les acteurs politiques de la Côte d’Ivoire.

 L’appel de Yamoussoukro

Ironie du sort, après l’Appel de Daoukro lancé en septembre 2014, le président du PDCI-RDA vient de lancer un nouvel appel à Yamoussoukro. Quoique différent dans le fond et la forme de celui de Daoukro, l’appel de Yamoussoukro sonne comme l’utima ratio pour tenter de recoller les brèches. Mais cela passe nécessairement par la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique et surtout la mise en place d’un cadre électoral exempt de tout soupçon.   En un mot comme en mille, le régime ivoirien doit entendre l’Appel de Yamoussoukro pour mettre fin à 3 décennies de violences électorales. Les regards sont donc tournés vers le chef de l’Etat, Son Excellence Alassane Ouattara quant à la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique. Il s’agit entre autre la mise en place d’un processus de réparation et d’indemnisation des victimes de la crise électorale de 2020 ; la poursuite du renforcement de la culture démocratique et du civisme au sein de la société ivoirienne ; la prise en compte des réalités politiques nouvelles en vue du réaménagement de la CEI sans préjudice de l’équilibre de celle-ci ; la conduite de réflexions par le Gouvernement sur le processus de découpage électoral, sur la base du relèvement du coefficient affecté au critère démographique et en maintenant les acquis ; la révision annuelle de la liste électorale par la CEI conformément au code électoral ; le réexamen du mécanisme de financement des candidats et du remboursement des frais de campagne à l’élection présidentielle ; l’amélioration du système du parrainage citoyen à l’élection présidentielle ; le renforcement de la sécurisation du processus électoral Et surtout, la mise en place d’un cadre de suivi des recommandations de la phase 5 du dialogue politique, sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité dont la mission sera conduite sur la base du document de travail. Comme on le voit, le compte à rebours ne fait que commencer, car à l’impossible nul n’est tenu.

YVES KOUAKOU

DÉFECTIONS AU SEIN DE L’OPPOSITION /La saignée continue au profit du RHDP

L’opposition en Côte d’Ivoire connaît une situation particulière ces temps. Les ralliements au profit du pouvoir sont récurrents. Une véritable saignée au sein de l’opposition.

Que ce soit du côté des grands partis comme de celui des partis politiques dits petits, l’on assiste à des départs vers le RHDP, le parti au pouvoir depuis avril 2011 en Côte d’Ivoire. Cette ruée vers le parti présidentiel s’était signalée les années antérieures mais s’est accentuée cette année 2023 qui est une année électorale en Côte d’Ivoire.  Une année 2023 pendant laquelle se déroulera les élections municipales et régionales.

Ces ralliements tous azimuts au profit du RHDP donneront du fil à retordre à l’opposition car, ceux qui quittent ses rangs ne sont pas négligeables dans la mesure où nous sommes dans un régime démocratique caractérisé par le jeu du nombre qui impose une dictature de la majorité.

Pour ne citer que les cas les plus flagrants et officiels, on parlera de ces cadres du PDCI, du PPA-CI et du FPI dans son entièreté.

–  Concernant le PDCI, notons que parmi ceux qui ont quitté son navire, figurent entre autre l’ex député de Vavoua, Dodo Gouali, l’ex Maire de Koumassi, le Sénateur du District d’Abidjan et Vice-président, Raymond, et depuis le 6 février 2023, N’Dri Kouadio Pierre Narcisse, vice-président du PDCI, président du Conseil de surveillance du PDCI, membre du Bureau politique du PDCI et Kouamé Kouakou Lacina dit DLK, ex Maire de Bocanda de 2013 à 2018, Secrétaire Général du Conseil de surveillance et membre du Bureau politique du PDCI

Toutes ces personnalités sont des membres des instances de Direction du vieux parti.

– Quant au PPA-CI, il a enregistré le départ de Albert N’Cho Acho, Maire d’Agboville à la tête de la commune depuis 10 ans et de Docteur Mathias N’Cho, un autre militant du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), tous originaires d’Agboville, au profit du RHDP. Avant eux, il y a eu Franck Anderson Kouassi, membre de la Direction du parti de Laurent Gbagbo qui a rejoint le parti présidentiel.

– Pour le Front Populaire Ivoirien (FPI), quand bien même qu’il n’y ait pas eu de départ en son sein pour le RHDP, il a officiellement annoncé que très bientôt, il conclura une alliance avec lui.

En définitive, ces défections ne sont pas faites pour aider l’opposition dans son ensemble. Elles la fragilisent bien au contraire. C’est donc le moment de trouver des solutions courageuses aux causes de ces départs que de vouer aux gémonies tous ceux qui se rallient au RHDP, car casser le thermomètre ne soignera pas la fièvre. Reconnaissons-le, des problèmes réels existent au sein de l’opposition, le mieux serait de les affronter et de les solutionner sans fuite en avant.

GHISLAIN GUELA

CÔTE D’IVOIRE : JEU DES ALLIANCES POLITIQUES  /Le PDCI et le PPA-CI: un marché de dupes ?

Le PDCI et le PPA-CI sont dans une collaboration politique qui devrait aboutir en principe à une alliance. La position du PDCI à ce sujet est connue. Et l’on se demande si les rapports entre les deux partis sont sincères.

Le discours de clarification et de remise des pendules à l’heure du président Bédié tenu le 29 Janvier 2023, a effectivement permis de donner l’orientation du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Ce discours qui est empreint de fermeté d’une part et de vérité d’autre part a le mérite de rompre avec la langue de bois. Les destinataires de ce discours sont connus et le message délivré sur la question des alliances en dit long. Il a parlé à toute la classe politique du pouvoir à l’opposition) dont le PPA-CI. Dans le speech de son président, il est clair que le PDCI ne roule que pour ses intérêts. Tout ce qui se prendra comme décision dans le cadre d’une quelconque alliance se fera strictement dans l’intérêt supérieur du parti.

” Vous vous interrogez quant à d’éventuelles alliances de notre parti à ces élections. Comme je l’ai indiqué lors de notre dernier Bureau Politique, nous nous devons de faire une analyse et un bilan de nos différentes alliances passées et existantes. Le PDCI-RDA est un parti fort, un parti incontournable dans l’environnement politique de notre pays.

Toute alliance, tout rapprochement, si alliance et rapprochement il y a, ne pourra se faire que dans l’intérêt de notre parti et celui de la Côte d’Ivoire.

Nous serons stratégiques dans nos choix et ceux-ci ne doivent être vus que dans le seul objectif de renforcer notre position et de conquérir de nouveaux territoires.

Le PDCI-RDA n’est pas à vendre à l’encan !

Il ne saurait donc être sacrifié pour quelque motif que ce soit ! “, Disait le président Bédié ce 20 janvier 2023 lors de la cérémonie de présentation des vœux des militants du PDCI à Daoukro.

Ce pan du discours met en relief les aspirations profondes du PDCI. Le vieux parti n’attend rien céder. La lecture de ce discours donne l’impression que tout devrait tourner et être fait autour du PDCI.

Un tel discours rompt avec le son de cloche de l’autre côté c’est-à-dire du côté du PPA-CI.

” Le président Laurent Gbagbo a créé ce nouveau parti. On va tout faire, avec nos amis du PDCI-RDA, pour prendre le pouvoir en 2025. Mais avant ça, il y a les municipales et les régionales en 2023. Au niveau des directions de nos deux partis, des réflexions sont en cours pour voir comment notre alliance va s’y prendre pour ratisser large. Mais au niveau local, il faut qu’on travaille déjà sur ça.”, disait Koné Katinan, Porte-parole du PPA-CI en août 2022. ..

 

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