Après le divorce acté en 2022 entre le Mali et la France, avec le départ des troupes françaises du Mali, l’axe Bamako-Moscou se renforce de plus en plus.
Mardi 7 février dernier, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères a effectué une visite d’amitié et de coopération sur le sol malien. Une visite qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique enclenchée par le gouvernement malien visant à élargir et de diversifier les partenariats stratégiques du Mali en vue d’une réponse efficace et sincère aux défis du moment.
Accueilli par son homologue malien Abdoulaye Diop, lors de cette visite qualifiée d’« historique », les deux hommes ont échangé avant de s’ouvrir à la presse. Pour la Fédération de Russie, le rapprochement entre les deux pays va se poursuivre et s’étendre à presque tous les domaines. « Nous allons continuer à fournir le soutien nécessaire à nos amis. Pas uniquement dans le domaine du développement économique et de l’aide humanitaire, mais aussi en accroissant les capacités de combat des forces armées maliennes. Ou encore leur entrainement et celui des agents de maintien de l’ordre », a déclaré Serguei Lavrov.
Il a rappelé que l’année dernière et au début de cette année, la coopération dans les domaines militaire et militaro-technique a connu un nouveau développement avec un lot de matériel aéronautique russe envoyé à l’armée malienne. « Nos amis maliens ont des demandes précises, elles sont systématiquement satisfaites », a insisté Lavrov.
Russie et Mali, des valeurs communes
Du côté du Mali, Abdoulaye Diop a tenu à saluer l’excellence et la qualité des relations entre les deux pays : « Nos pays sont ensemble, pas dans une relation mercantile. Mais parce que nous partageons des valeurs, des préoccupations communes pour pouvoir avancer ». Selon le ministre malien des Affaires étrangères, le Mali veut travailler avec tous les pays dans le cadre des piliers qui sont : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et choix de partenariat du Mali, la prise en compte des intérêts des Maliens dans toutes les décisions prises.
Si jusque-là cette relation se voulait un peu plus axée sur le plan sécuritaire avec en point d’orgue la lutte contre le terrorisme, Bamako espère améliorer le volet économique notamment en ce qui concerne les produits stratégiques comme blé et carburant. « La Russie répond de façon efficace à nos besoins en termes de renforcement des capacités de nos forces de défenses et de sécurité et nous souhaitons aussi améliorer cela sur le plan économique », a souligné Abdoulaye Diop.
Il a par ailleurs annoncé la participation du Chef de la transition malienne au prochain sommet Russie-Afrique prévu en juillet prochain à Moscou.
GD Balo
