EDITO / Sous nos yeux, tous les prix sont en hausse

Par Daon Paul Kehi

C’est l’image parfaite de la victime résignée.  Sous nos yeux, on assiste à la hausse vertigineuse de certains produits de grande consommation. Impuissant comme le gouvernement, chaque citoyen se recroqueville sur lui-même dans son salon. De peur de manifester son désarroi. Sous nos yeux également, des syndicats de travailleurs ont consenti une hypothèque de 5ans sur la lutte sociale. Sous nos yeux aussi, des Ivoiriens ont applaudi les yeux ragaillardis la fameuse augmentation des salaires.

Après toutes ces acrobaties pourquoi s’étonner que le gouvernement augmente le prix de toutes les denrées ? Comme le dit si bien l’adage, qui sème le vent récolte la tempête. Et les ivoiriens dans leur diversité sont en train de récolter ce qu’ils ont semé. Un régime qu’ils ont porté au pouvoir qui va d’échec en échec. Les Universitaires qui s’étaient battus pour la réinstauration du multipartisme en Côte d’Ivoire semblent plus préoccupé par les heures supplémentaires et refusent d’éclairer la cité. Conséquence : la société va de mal en pis. A quand donc la fin de ce scénario qui n’a que trop duré. Au moment où certains analystes financiers indiquaient que la Côte d’Ivoire était au bord du paradis, le poids des problèmes sociaux semble dire le contraire. A qui donc iront nous finalement ? Pour paraphraser les religieux.  A la vérité, tout le monde constate l’échec de la politique sociale du gouvernement sans que personne ne lève le petit doigt. Tout se passe donc comme si nous étions tous des victimes résignées qui ne savent plus à quel saint se vouer. Telle est la triste réalité du citoyen lambda englué dans les dettes interminables mais qui n’ose pas lever le petit doigt pour dire trop, c’est trop. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ce qui est sûr, c’est que le pouvoir d’achat des ivoiriens a diminué de manière drastique sans que le gouvernement ne trouve de satisfecit. C’est là tout le drame que vivent les populations empêtrées dans des dettes à n’en point finir.

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