L’élection présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire s’annonce, et les partis politiques dont le PDCI affutent leurs armes. Le plus dur reste le choix du candidat. Selon certaines sources, le PDCI, en dehors de Bédié, a deux probables candidats à la candidature que sont Thiam et Billon. Choix qui semblent ne pas convenir à Bedié. Et si tel était le cas, que feront-ils ?
Comme tous les partis dits significatifs, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) se mobilise en interne pour choisir l’une des personnalités qui pourraient valablement et dignement porter haut son flambeau à la course présidentielle de 2025. Les potentiels noms qui circulent dans l’opinion et au sein du parti fondateur de la Côte d’Ivoire moderne sont Tidiane Thiam et Jean-Louis Billon. À ce jour, pour les observateurs ivoiriens, en dehors du président Bédié, ce sera l’un des deux. Et pourtant, selon des indiscrétions bien introduites au sein de la famille du plus vieux parti de Côte d’Ivoire, le président Bédié aurait opté pour un autre cheval, Niamien N’goran, son neveu et ex-Ministre de l’économie et des finances quand il était au pouvoir.
Au regard d’une telle situation, quelle analyse faire.
Billon, en plus de son charisme, a aussi, son assise financière car PDG de l’une des plus grandes sociétés de Côte d’Ivoire. Aussi, son statut de député élu sous la bannière du PDCI dans le nord du pays où le RHDP mène le débat, faisant la pluie et le beau temps est un atout non négligeable pour avoir. déjoué tous les pronostics dans cette zone du pays en faisant mordre la poussière au candidat du parti au pouvoir.
Thiam quant à lui, certes absent du terrain parce vivant à l’étranger après le coup d’état de 1999, depuis son retour au pays en 2022, multiplie les rencontres. Sa démarche, même s’il n’a pas encore assumé publiquement sa volonté d’être candidat, semble cadrer avec celle-ci. Des sources proches du PDCI disent qu’il est très pragmatique car il a en si peu de temps réalisé en termes de rencontre et consultation au sein du parti, ce que ses adversaires internes à la course à la candidature présents sur le terrain depuis toujours n’ont pas encore fait. Il a aussi avec lui son aura, sa renommée nationale et internationale dans le monde des finances et un carnet d’adresses qui fait rêver plus d’un.
Pour revenir à Niamien N’goran, effacé depuis la chute du régime Bédié, il n’a pas une audience nationale. À cela s’ajoute la question de sa légitimité qui serait un frein à cette ambition présidentielle. Rappelons que le poulain de Bédié, selon des sources au sein du PDCI, a été battu à l’élection législative dans la circonscription électorale de Daoukro, la ville natale du Président Bédié, malgré le parrainage du PDCI. À ce niveau, il faudrait donc se demander si une personnalité n’ayant pas pu convaincre au niveau départemental à une élection peut-il prétendre à un destin national ?
Ce schéma du choix de Niamien N’goran , s’il arrivait à être adopté, risquerait de susciter des candidatures indépendantes de cadres PDCI. Billon a déjà annoncé les couleurs dans ce sens. Il a menacé de s’organiser autrement pour briguer la magistrature suprême en 2025 si au sein de son parti le choix du candidat ne se passe pas dans les règles de l’art. De rudes batailles s’annoncent déjà à l’horizon.
GHISLAIN GUELA
