MILITANTS PPA-CI À LA MACA POUR TROUBLES À L’ORDRE PUBLIC :Les leçons à tirer

Des militants du PPA-CI ont été arrêtés et séjournent à la MACA. La justice leur reproche d’avoir troublé l’ordre public. Que s’est-il réellement passé ? Et quelles leçons doivent être retenues ?

C’est le vendredi 24 février 2023 que des militants du PPA-CI, accompagnant leur Secrétaire Général, Damana Pickass qui répondait ce jour, à une convocation des autorités judiciaires, pour lui témoigner leur solidarité, qu’ils ont été mis aux arrêts et conduits d’abord à la Préfecture de police. Transférés devant le Parquet le lundi 27 février 2023, ils ont été mis sous mandat de dépôt et incarcérés à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan. Ils y sont en attendant leur procès.

Les réactions des Ivoiriens, selon leurs bords, sont divergentes. Les leaders politiques, qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir, ont des positions qui ne convergent pas sur la question.

Concernant le PPA-CI, son porte-parole, Justin Koné Katinan a donné la position de son parti ce jeudi 2 mars 2023 à la Tribune dudit parti. Le parti de Laurent Gbagbo pense plutôt à une instrumentation de la justice, ” pour le PPA-CI, la chronologie des actes ainsi posés par le pouvoir d’Abidjan démontre une démarche cohérente qui vise des objectifs précis. Il s’agit donc d’un plan politique que le régime déroule à l’effet unique d’accroître son emprise sur le pays. (…), l’appareil judiciaire est devenu un instrument d’oppression des opposants ivoiriens…”, a déclaré le porte-parole du PPA-CI.

Le régime quant à lui soutient l’autorité judiciaire dans sa démarche et invite au respect et à l’application de la loi dans toute sa rigueur.

L’analyse découlant de cette situation est la suivante : il est clair que pour répondre à une convocation, il n’est point besoin d’accompagnateurs car, autant que nous sommes, nous sommes des justiciables et la loi ne tient pas compte des positions sociales ou du rang politique. Cependant, la volonté de manifester des militants du PPA-CI pourrait être motivée par le manque de confiance que ceux-ci éprouveraient à l’égard de notre justice. Certains militants de l’opposition pensent qu’il y a du deux poids deux mesures. Ils citent comme exemple, la manifestation conduite par Al Moustapha pour menacer publiquement les membres de l’église Catholique qui prévoyaient faire une marche pour la paix, il y a de cela quelques années. Celui-ci n’a jamais été inquiété selon eux. Sinon, tous savons qu’être convoqué ou être inculpé ne signifie pas être coupable car la présomption d’innocence court jusqu’à la décision finale du juge.

GHISLAIN GUELA

Leave a Reply

Discover more from Journal indépendant et d'informations générales

Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

Continue reading