BELLE EST LA LIBRE JUSTICE !

Quelqu’un, une fois, parlant de la justice, a révélé qu’elle est d’essence divine. Oh, rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une réflexion spirituelle. Encore que la spiritualité découle d’une logique parfaitement humaine : l’Homme étant corps et esprit. Pour convaincre de son assertion, il a évoqué de se référer au mythe de la sagesse de Salomon, en concluant que quel que soit le temps, la justice triomphe toujours.

Collée donc à cette réflexion, qui n’est pas une panacée, il est loisible d’observer que la justice peut remporter de belles et grandes victoires. Du moins, elle est belle quand elle est exercée loin des pesanteurs politiques, sociales et de la corruption. La remarque est toute simple. Quand la justice est libre, elle est juste et elle donne au justiciable de se convaincre de sa justesse.

Les exemples sont légion. Depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours, la justice a souvent montré sa beauté devant la laideur d’accusations farfelues et de crimes les plus crapuleux. L’affaire Dreyfus, du nom de cet officier de l’armée française, injustement accusé et que le magistral écrit « J’accuse » d’Emile Zola, a révélé au monde, en est une illustration de ce que la justice sait se rendre justice.

Récemment encore, à La Haye, dans le prétoire de la Cour Pénale Internationale (CPI), deux Ivoiriens et non des moindres, étaient face à la justice internationale. L’ancien président Laurent Gbagbo et son ancien ministre Blé Goudé ont été contraints par la force, à se retrouver devant les juges internationaux. Après plusieurs mois de procès basé sur une énorme accusation, la justice, tout à fait libre, s’est libéré de tous mensonges et de toute vilenie pour s’exprimer par un bel acquittement.

Non pas pour ces Ivoiriens injustement accusés et trimballés comme de vulgaires voyous pour répondre de crimes fantaisistes dont ils ne sont pas comptables, selon la justice, mais pour la justice elle-même qui a su se mettre au-dessus des considérations mensongères et calomnieuses d’un conglomérat d’accusateurs disséminés à travers le globe qui doivent certainement encore, en se regardant dans le miroir de leur manigance, se taper la plus grosse claque honteuse de leur piteuse existence.

C’est le cas ici, en Afrique de l’Ouest où après 27 ans d’emprisonnement, la justice burkinabé, libre, s’est acquitté d’un devoir qu’attendait tous les êtres épris de justice. Le meurtrier de celui que tout le monde s’accorde à appeler l’icône du panafricanisme vient d’être condamné à perpétuité pour son crime commis, il y a 34 ans. De sa tombe, l’éternel capitaine Thomas Sankara a eu raison de Blaise Compaoré et peut désormais, reposer en paix. Quelle est belle la justice quand elle est libre !

Par Tchyffi De Grand Zia

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