Le procès des militants du PPA-CI s’est tenu le 9 mars 2023. Le verdict est tombé. Ces militants ont été condamnés.
Vingt-quatre (24) mois de prison ferme. C’est la peine que doit purger les proches de Laurent Gbagbo. Arrêtés le 24 février 2023, inculpés pour délit de trouble à l’ordre public et placés sous mandat de dépôt le 27 février 2023, ces militants du PPA-CI ont vu leur procès se tenir le Jeudi 9 février 2023 dernier. Le parquet avait requis 3 ans de privation de liberté pour eux. Mais, après la plaidoirie des avocats de la défense, le juge a décidé de les condamner à deux (2) ans de prison ferme.
L’audition des inculpés et le débat contradictoire qui s’en est suivi a permis à chaque partie d’argumenter pour soutenir sa thèse et/ou battre en brèche celle de l’autre.
L’accusation fonde son argumentaire sur le fait que la convocation de Damana Pickass étant personnelle, elle n’aurait pas dû engendrer une manifestation de surcroît non autorisée. Pour elle ( l’accusation), ces militants se sont rendus coupables de trouble à l’ordre public. Par conséquent, ils doivent subir la rigueur de la loi.
La défense quant à elle, estime que les éléments constitutifs du délit de “trouble à l’ordre public” qui en lui-même est un fourre-tout n’ont pas été étayés. “Les faits n’ont pas été démontrés. Le concept défini d’ordre public est une espèce de fourre-tout”, a dénoncé Maitre Jonas Zadi, l’un des avocats de la défense tout en précisant qu’il interjettera appel de cette décision du juge.
Précisons que le PPA-CI par le biais de son porte-parole, Justin Koné Katinan avait déjà fustigé l’arrestation de ces militants en s’en prenant au pouvoir en place qu’il accuse de vouloir mettre aux ordres la justice. ” L’appareil judiciaire est devenu un instrument d’oppression des opposants ivoiriens…”, avait dénoncé le porte-parole du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Cette déclaration n’est pas restée sans réponse car le RHDP y a apporté une réplique. “Notre régime essaie au contraire de consolider l’État de droit où chaque citoyen est libre d’exercer sa liberté conformément aux lois en vigueur.”, avait rétorqué, le Ministre Mamadou Toure, porte-parole…..
