Les consommateurs ivoiriens subissent depuis quelque temps des perturbations dans la fourniture d’électricité imputées à des incidents. A priori, ces désagréments qui perturbent fortement l’activité économique de la Compagnie ivoirienne d’électricité (Cie) constituent une grosse perte pour l’économie ivoirienne. En effet, selon la CIE « A la suite de l’incident survenu le 7 mars au poste de Vridi, des travaux de sécurisation ont été réalisés sur le réseau haute tension d’Abidjan. A ce jour, les opérations menées sur le poste de Vridi ont été finalisées. Les travaux ont porté sur la réparation des ouvrages endommagés et le remplacement des équipements fortement impactés par l’incendie. La CIE tient à porter à l’information de sa clientèle que la fourniture de l’électricité a été entièrement rétablie dans les zones concernées par les perturbations. Les travaux ont été menés avec célérité, en conformité avec les instructions du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie. La CIE présente toutes ses excuses pour les désagréments occasionnés », a tenté de minimiser la CIE. A la vérité, ce qui suscite des interrogations, c’est le temps mis par la CIE pour rétablir l’électricité dans les zones impactées. Quand on sait que nous sommes au 21ème siècle et avec la technologie dont dispose les grandes entreprises dans le monde, l’on ne peut qu’avoir des craintes quant à la capacité de la CIE à assurer la distribution de l’électricité surtout en cas d’incident comme ce fut le cas ce 7 mars 2023. Pire, la note salée de ces désagréments sera supportée à coup sûr par les ménages et les entreprises. La véritable fausse note de cette perturbation de de la fourniture de l’électricité. Et comme d’habitude, on se limite à des excuses, sans autre forme de procès. A quand donc nos entreprises en Côte d’Ivoire seront compétitives. Pour un début de solution, la libéralisation du secteur de l’électricité serait d’une aide appréciable dans un contexte de quasi-monopole de la CIE.
YVES KOUAKOU
