Par Paul Kehi
Lentement mais surement, le gouvernement ivoirien est en train d’assainir le secteur du transport. Si l’introduction de la vidéo verbalisation fait son chemin, la mise de la réforme du permis de conduire va certainement renforcer la lutte contre l’incivisme. Dans un secteur où l’indiscipline règne en maitre absolu, il y avait nécessairement urgence à prendre le taureau par les cornes. Surtout pour un pays qui aspire à l’émergence. A l’opposé, fort malheureusement des sinistres individus continuent de dicter leurs lois sur nos routes et dans les gares routières sans que les autorités ne les emmènent à abdiquer. De mal en pis, le ce phénomène appelé communément « gnambros » ou encore « syndicats » a introduit la violence dans le secteur du transport public au nez et à la barbe des pouvoirs publics. Sans que cela n’émeuve les autorités compétentes au point où cette activité illicite s’est imposée aux acteurs du transport. Il ne passe de semaines ni de jour sans que l’on ne relève des cas notoires de violence dans les gares routières et aussi aux abords des routes. C’est là que le peuple attend également le gouvernement. A quand donc la fin du phénomène des « gnambros » ? Visiblement, les choses tardent à venir et l’on s’impatiente quant à la fin de ce phénomène qui ne fait ternir davantage le secteur du transport en Côte d’Ivoire. Il est temps de mettre fin au phénomène des « gnambros ». Car, au XXIème siècle c’est une aberration de fermer les yeux sur ce phénomène de « gnambros » qui sème la terreur. Au-delà du ministère du Transport, c’est le Premier ministre, mieux le chef de l’Etat, qui doit prendre ce problème à bras le corps afin de le proscrire définitivement. Il suffit d’y mettre de la volonté. Et le ciel ne nous tombera pas dessus.
