Ce qui pourrait être qualifié de crise diplomatique entre la Côte d’Ivoire et le Mali tire inexorablement à sa fin. Après plusieurs mois de statut quo et de brouille, une délégation ministérielle ivoirienne est arrivée à Bamako ce jeudi 22 décembre 2022. Motif: à en croire le confrère RFI qui croit en savoir davantage, la délégation ivoirienne a rencontré les autorités maliennes, particulièrement le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta pour discuter de l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako sous les auspices de la médiation togolaise. En effet, le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés au Mali, qualifiés de « mercenaires », puis inculpés mi-août de « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat » et formellement écroués. Trois femmes militaires parmi ce contingent ont été libérées par la suite. Par ailleurs, selon une source bien informée, les lignes bougent et la crise serait en voie de résolution définitive. Du moins, si l’on s’en tient à la rencontre qui a eu lieu entre la délégation ivoirienne et le président de la transition malienne au Palais Koulouba, siège du Palais présidentiel. Selon notre source, la médiation togolaise a proposé un nouveau protocole d’accord dans le cadre de la libération des militaires ivoiriens aux deux parties. Reste donc à savoir si chaque pays fera le pas nécessaire pour la libération des 46 militaires ivoiriens encore détenus au Mali.
Par ailleurs, à en croire certaines sources, la médiation togolaise pourrait proposer aux deux parties une reformulation d’un protocole d’accord dans le cadre de la libération des militaires ivoiriens. Mais cette visite permet surtout aux officiels ivoiriens et maliens de se parler directement pour faire avancer le dossier. Car, si le contenu des discussions concernant les militaires ivoiriens n’a pas été rendu public, « la rencontre s’est passée dans un esprit fraternel de compréhension mutuelle », a assuré le ministre de la défense. « Il y a eu un malentendu entre la République du Mali et la République de la Côte d’Ivoire il y a de cela quelques mois, il était bon que nous puissions nous rencontrer pour en parler. C’est ce que nous avons fait », a indiqué le ministre ivoirien de la Défense. Une déclaration qui constitue une note d’espoir pour la Côte d’Ivoire et les familles des militaires détenus.
YVES KOUAKOU
