Par Yves Brahima Koné
Avec la nouvelle réglementation concernant le cacao lié à la déforestation qui sera mise en vigueur sur le marché européen, le contrôle chez les producteurs devrait être plus strict.
Annoncée depuis plus d’un moment, les eurodéputés se sont enfin accordés dans la nuit du 05 au 06 décembre 2022 pour interdire l’importation de certains produits liés à la déforestation. Une mesure qui serait sous-tendue par la lutte contre le réchauffement climatique. Un phénomène accéléré par la déforestation. Il s’agit entre autres produits touchés par cette mesure du cacao, du café, du soja, de l’huile de palme, du bois, de la viande bovine, du caoutchouc. Cette nouvelle réglementation devrait entrer en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l’UE, mais certains articles s’appliqueront 18 mois plus tard. Les entreprises exportatrices se verront alors obligés de vérifier que les marchandises qu’elles vendent sur le marché européen n’ont contribué ni à la déforestation ni à la dégradation de forêts après le 31 décembre 2022. Concernant les amendes prévues en cas de non-respect du texte, « les sanctions doivent être proportionnées et dissuasives et le montant maximal d’une amende est fixé à au moins 4% du chiffre d’affaires annuel total dans l’UE de l’opérateur ou du commerçant non conforme » précise le parlement européen. « Nous sommes les premiers au monde à le faire! La bataille pour le climat et la biodiversité s’accélère », s’est félicité le président français Emmanuel Macron.
Pour se faire, un système de traçabilité devrait être mis en place pour remonter la chaîne d’approvisionnement jusqu’à la parcelle de production, grâce aux outils de surveillance satellitaire. Une mesure retentissante ici en Côte d’Ivoire où l’exportation de la plupart ces produits constituent le socle de l’économie. La Côte d’Ivoire avec le Ghana sont les principaux exportateurs de Cacao. Avec environ 60 % de la production mondiale.
De quoi s’inquiéter pour les exportations ivoiriennes ?
La Côte d’Ivoire a perdu plus de 9 millions d’hectares de forêts depuis 1960 dont 30 % en raison de la culture du cacao…
