PPA-CI, 1 an après sa création Qui dirige le parti de Gbagbo?

Déjà en gestation après la libération de Laurent Gbagbo de la prison de Scheveningen de la Cpi, le Parti des peuples africains en sigle PPA-CI verra le jour en octobre 2021 avec pour président exécutif Pr. Oulaye Hubert Marc-Arthur et Gbagbo lui-même président suite à la palabre politique entre les pro-Gbagbo et le Fpi, resté attaché à Pascal Affi N’guessan.  Un an seulement après, des cadres crient leur holà quant à la gestion quotidienne de leur nouveau parti. Au point que celui-ci court le risque de se disloquer.

A peine né de la crise entre GOR et pro-Affi, le Parti des peuples africains, PPA-Côte d’Ivoire court une autre crise et non des moindres. Qui si rien n’est fait risque de voler en éclats eu égard à certaines pratiques en cours dans la gestion quotidienne du dernier né des partis politiques ivoiriens.

Nombreux sont aujourd’hui les cadres et militants du parti de Laurent Gbagbo qui ruminent leur colère quant à la gestion administrative et politique d’un groupuscule royaliste plus que le roi. Et font la pluie et le beau temps. En effet, cette partie de l’iceberg qui couvrait en sourdine a pris de fortes propensions pour s’étaler au grand jour.  Dénonçant une main mise sur les prises de décisions, des difficultés à trouver une place que ce soit dans le parti et/ ou auprès de leur chef jadis ouvert et proche du peuple. Face à ce désenchantement, ces hauts cadres ont décidé de s’asseoir et de regarder. Mais qui décide réellement au PPA-CI?

Longtemps l’on avait reproché à Simone Ehivet Gbagbo son immixtion dans les décisions présidentielles du temps de son ex-époux alors président de la République et chef de l’Etat.  Difficile situation que l’homme n’arrivait pas à juguler au point de justifier que Simone Gbagbo est une amie de lutte. Une forte ingérence qui selon de nombreux observateurs a joué dans la perte du pouvoir d’Etat.  Vrai ou faux, difficile d’y répondre. Sauf que dans les faits, Simone avait son mot à dire et cela pesait beaucoup.  Déjà en 2001, juste un an après l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir, à l’occasion du troisième congrès ordinaire du FPI, elle confiait à un journaliste de L’Express : « Mon mari a une très forte personnalité, moi aussi. Ce qui me donne un certain poids. Il m’écoute, c’est normal, sans pour autant que j’intervienne dans la formation du gouvernement. Tous les ministres ont du respect pour moi. Et on me situe souvent au-dessus d’eux. J’ai la trempe d’un ministre ». Des propos et des faits et gestes qui ont poussé de nombreux militants à voir d’un mauvais œil la militante Fpi surnommée Adèle du temps de la clandestinité sous Houphouët Boigny. Aujourd’hui, l’histoire semble se répéter au sein du nouveau parti de Koudou Laurent Gbagbo, pourrait-on écrire. Car les complaintes et autres critiques vont à l’encontre de Nadiana Bamba dite Nady Bamba, la nouvelle compagne du woody de Mama.

Nady comme Simone Gbagbo?

Nady Bamba sur les traces de ce qui était reproché à Simone Gbagbo. En effet sous le nouveau parti PPA-CI, les choses semblent reprendre cours car tous ceux qui se plaignent portent leurs accusations sur l’actuelle compagne du président Gbagbo, Nady Bamba qui serait la nouvelle Deus au PPA-CI. Pour eux, c’est elle qui décide et fait tout quand bien même qu’elle ne soit membre d’aucune instance dudit parti. « Plus question de visite à l’improviste, c’est Maman Nady qui gère l’agenda. Et ce depuis la prison, c’est elle qui gérait tout, son planning de visites, ses correspondances, ses besoins matériels », selon un membre du cercle restreint de Gbagbo. Conseillère donc l’ombre, nul ne peut avoir une place au soleil ou voir son ascension s’il n’est pas parrainé ou n’a pas pour marraine l’ex journaliste de…

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