Sauf changement, la révision de la liste électorale prendra fin le 10 décembre prochain. En attendant, la fin de cette opération, les partis politiques occupent le terrain dans l’espoir de faire enrôler le plus d’électeurs. Dans cette grisaille, des voix s’élèvent çà et là pour dénoncer le transbordement d’électeurs d’une circonscription à une autre. Vrai ou faux, ces accusations qui fusent de partout doivent interpeller tous les acteurs du processus électoral y compris la CEI. Lesquels doivent redoubler de vigilance pour éviter le pire lors des élections à venir face à ce qu’on pourrait qualifier d’un mutisme de la CEI.
En revanche, si des dispositions doivent être prises pour freiner ou annihiler ce phénomène, il n’en demeure pas moins que la CEI doit rechercher les auteurs de ces actes et les punir comme le prescrit la loi électorale. C’est de cela qu’il s’agit. Car, plutôt que de rester au stade de la dénonciation, il faut agir pour mettre fin à ces vielles habitudes qui semblent avoir la peau dure.
Comme l’a si bien dit le député Antoine Assalé Tiémoko, « personne, nouvelle inscription ou pas, ne peut aller s’enrôler dans une zone où il ne vit pas. On ne peut pas dire qu’une loi interdit la transhumance et que la même loi autorise la transhumance d’une catégorie d’individus. Tous ceux qui ont été convoyés d’un lieu à un autre, doivent savoir qu’ils seront radiés et poursuivis devant les tribunaux. La fraude ne passera pas. Personne, aucun parti politique, n’a le droit de s’offrir par la fraude, une victoire avant l’élection. Les acteurs politiques Ivoiriens doivent respecter les populations qu’ils veulent gouverner. Vous voulez être maire de Tiassalé, vous devez compter sur la population de Tiassalé seule, pour vous élire. Personne ne quittera ailleurs pour aller imposer aux populations des gens qu’ils n’ont pas choisis. Arrêtons cette fraude. Le combat politique doit être équitable et rester uniquement un combat d’idées et non des plus riches. Que les acteurs politiques qui n’ont pas confiance dans les populations des zones qu’ils veulent diriger, utilisent les millions qu’ils mobilisent pour aller chercher des moutons électoraux, à améliorer les conditions de vie des populations de ces zones. ». Des propos qui on l’espère ne tomberont pas dans des oreilles de sourds. Car, on ne le dira jamais assez, la Côte d’Ivoire a trop souffert de ces crises électorales à répétition qui tendent à saper les fondements de la cohésion nationale. Alors, il y a urgence.
