Autosuffisance alimentaire : Les agriculteurs du Gôh instruits sur les maladies virales du manioc

Reconnu comme la culture de ce siècle par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le manioc est menacé de disparition.  C’est pourquoi, le Central And Wave Africain Virus Epidemiology (WAVE) a initié une caravane de sensibilisation sur les maladies virales du manioc dans le but de le préserver et d’assurer sa survie. Lors de la quatrième phase de ladite caravane « ensemble sauvons notre manioc », la capitale de la région du Gôh, Gagnoa, une ville parmi les plus grandes zones de production de manioc en Côte d’Ivoire, a accueilli l’équipe WAVE, le vendredi 29 avril 2022.

            Lutte contre la faim

Ce sont un peu plus 250 agriculteurs, tous issus d’au moins 24 coopératives venues du département de Gagnoa, qui ont bénéficié d’une formation afin de lutter contre les maladies qui tuent le manioc. Pour monsieur Bonny Valentin, 2e adjoint au maire et le représentant de celui-ci, l’initiative d’une rencontre de ce genre revêt une importance capitale, vu les difficultés que vivent les populations avec la cherté de la vie. Selon l’autorité municipale, face aux maladies liées au manioc, « nous risquons de mourir de faim, car notre base alimentaire est le manioc et nombreuses sont les femmes qui nourrissent leurs familles à partir de l’attiéké ». Par ailleurs, le représentant du premier magistrat de la commune a demandé aux producteurs de prendre bonne note, afin d’appliquer les techniques et les recommandations pour une plus grande production. Le préfet de région n’a pas voulu bouder une aussi importante rencontre. D’ailleurs, il s’est fait représenter par son assistant chef de cabinet, monsieur Tairou Kolade Éric, porteur d’un message de reconnaissance et de remerciements à l’endroit de la structure initiatrice du projet dont l’objectif est d’aider les producteurs de manioc, en sensibilisant pour accroître et sécuriser la production dans la région du Gôh. Pour lui, préserver le manioc, c’est « sauver notre placali, notre gari, notre attiéké… ». Il a aussi émis le vœu de voir tous les acteurs de la filière manioc se mettre davantage en coopérative pour bénéficier de l’appui du gouvernement. La directrice de la communication et du développement de WAVE, Ndiaye Adja Aminata, représentant le directeur exécutif, le professeur Pita Justin, a également indiqué que le manioc est d’une importance vitale pour la sécurité alimentaire en Afrique. Il faut noter que la maladie de la mosaïque africaine du manioc est présente non seulement dans la région du Gôh, mais aussi partout en Côte d’Ivoire. WAVE est actif dans 10 pays africains et son siège est installé en terre ivoirienne, plus précisément à Abidjan Cocody au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB). La caravane de sensibilisation sur les maladies liées au manioc a fait escale dans 04 villes du pays (Dimbokro, Aboisso, Man et Gagnoa) et concomitamment dans 09 autres pays africains membres, a-t-on appris.

                                                                     Jean Claude Babo

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